des élus bretons en colère à propos de l’écotaxe reçus mardi par jean-marc ayrault
des élus bretons en colère à propos de l’écotaxe reçus mardi par jean-marc ayrault © reuters

Les élus bretons -sauf les élus UMP qui ont annoncé qu'ils boycotteront la rendez-vous- vont être reçus ce matin à Matignon. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault les convie à une réunion pour évoquer le très sensible sujet de l'écotaxe dans leur région.

Seront également présents le préfet de région et les ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, des Transports, Frédéric Cuvillier, de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot.

L'Ecotaxe doit entrer en vigueur au 1er janvier, et devant la grogne en Bretagne, Jean-Marc Ayrault doit rendre des arbitrages, pour cette région qui bénéficie déjà d'aménagements de la mesure.

Stéphane Le Foll et Frédéric Cuvillieront adressé hier matin au Premier ministre des propositions pour sortir du piège de l'écotaxe, décidée en 2009.

Cette taxe est une mesure du Grenelle de l'environnement mis en place à l'initiative de Nicolas Sarkozy. Elle doit être payée pour les camions français ou étrangers de plus de 3,5 tonnes, roulant sur certaines routes. Censée rapporter plus d'un milliard d'euros par an, elle doit inciter les entreprises à utiliser, pour le transport de marchandises, des modes moins polluants.

Les membres du collectif qui avait appelé à un rassemblement samedi à Quimper, ont réclamé la "suppression pure et simple" de l'écotaxe. Les élus bretons -socialistes compris- maintiennent la pression sur le gouvernement.

Les explications de Anaïg Haute

Stéphane Le Foll : "La droite a voté cette loi et signé un contrat à 800 millions d'euros qui nous oblige aujourd'hui"

Membre du gouvernement qui avait décidé il y a quatre ans de la mise en place de cette taxe sur les poids-lourds, l'ex-ministre UMP, Bruno Le Maire, a ainsi estimé dans Le Parisien que l'équipe actuelle était "en train de mettre le pays à feu et à sang". L'ancien ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a lui répété qu'il fallait "remettre à plat" l'écotaxe, un projet qu'il avait pourtant lui-même porté à l'époque du Grenelle de l'environnement.

L'ex-ministre UMP du Budget Valérie Pécresse a considéré lundi que l'écotaxe était comme "la goutte d'eau qui fait déborder le vase" de la "révolte fiscale", annonçant le dépôt d'une proposition de loi pour la stabilité fiscale

Face à à cette bronca à droite, sur une loi pourtant voulue et votée par ceux-la même qui en critiquent la mise en place aujourd'hui, le ministre de l'agriculture réagit vivement : "On se fout du monde", dit-il.

Stéphane Le Foll interrogé sur itélé

L'annullation du contrat couterait donc 800 millions d'euros selon Stéphane Le Foll. Un projet qui semble dificile à abandonner.

Quelles sont les possibles pistes d'aménagement ? La principale semble être une majoration de la détaxe de 50% déjà promise à la Bretagne. La grande distribution pourrait être sollicitée pour compenser le surcout, ce dont le secteur ne veut pas.

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