La bataille pour l'investiture écologiste à la présidentielle devrait tourner au duel entre Cécile Duflot et Yannick Jadot

La direction du parti a promis une primaire calme et sereine malgré le duel Jadot-Duflot
La direction du parti a promis une primaire calme et sereine malgré le duel Jadot-Duflot © AFP / Jean-François Monier

Comme Les Républicains et le PS, les verts auront aussi leur primaire. Elle se déroulera fin octobre. Les candidatures seront closes au 31 août, avant un vote par correspondance fin octobre.

Pour l'instant, trois prétendants ont engrangé suffisamment de parrainages (soit 36 conseillers fédéraux sur 240 pour se présenter) : Cécile Duflot, ex-patronne du parti et ancienne ministre, Yannick Jadot, eurodéputé et ancien directeur de Greenpeace, la députée européenne Karima Delli, ancienne militante de "Jeudi noir" ou "Sauvons les riches". L'eurodéputée, Michèle Rivasi peine en revanche à se qualifier.

En 2011, Eva Joly avait été largement choisie aux dépends de Nicolas Hulot. Cette année la bataille pour l'investiture écologiste à la présidentielle devrait tourner au duel entre Cécile Duflot et Yannick Jadot et les journées d'été d'EELV qui s'achèvent ce samedi à Lorient. Trois jours d'ateliers et de débats servent aussi à se compter et à faire campagne, même si officiellement aucun débat n'était consacré à la primaire.

"J'ai peur que ça crée des tensions et que que la réconciliation soit plus compliquée"

Cette primaire que l'ex EELV Jean-Vincent Placé décrit comme "une micro-primaire quasi sectaire", la direction du parti la veut calme et sereine, loin des années Mamère - Lipietz ou Hulot - Joly.

Qu'est-ce qui distingue les deux candidats favori cette fois-ci ? "La notoriété", résume le secrétaire national du parti, David Cormand, qui a envoyé un mais en interne pour exprimer sa préférence pour l'ancienne secrétaire nationale dont il est proche ."Oui, je suis clivante", reconnaît Cécile Duflot, qui regrette d'être considérée comme la seule "comptable" de la déconfiture actuelle du parti parce que les autres responsables l'ont quitté.

Cécile Duflot est la favorite sur le papier. Mais n’est pas la candidate naturelle pour tous les écolos, d’autant que la primaire, elle n’était pas pour. "Les primaires chez nous ont toujours été une catastrophe, je fais le pari qu'on va essayer faire autrement. J'ai peur que ça crée des tensions et que que la réconciliation soit plus compliquée, mais je vais tout faire - pour ce qui me concerne-  pour que ça se passe bien".

Yannick Jadot voulait une primaire de toute la gauche. Aujourd’hui, il pense être le meilleur représentant pour l’écologie. Après le retrait de Nicolas Hulot j'ai eu quelques responsables associatifs qui m'ont dit 'vas-y ! Il faut que ce soit toi qui y aille parce que de nouveau nous voulons être fiers de la parole écologiste' Je veux être le porte-drapeau d’une famille écologiste réconciliée et réconcilier les électeurs avec l'écologie politique".

Karima Delli pourra également participer à la primaire. L’eurodéputée veut incarner une écologie populaire. "Je suis quelqu'un qui arrive dans cette campagne pour montrer que l'écologie c'est quelques chose de positif dans ce climat morose. Ensemble nous pouvons créer un projet enthousiasmant pour la France".

Autre candidate déclarée, Michèle Rivasi. Mais la députée européenne elle n’a pas encore rassemblé les parrainages nécessaires. Les candidats ont jusqu’à mercredi prochain pour obtenir leurs parrainages.

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Les verts auront eux aussi leur primaire
Les verts auront eux aussi leur primaire © VisActu
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