Au QG de campagne de La République en marche et de la liste "Renaissance", personne ne conteste sa connaissance des dossiers et son efficacité. Mais deux semaines après s'être lancée, une inquiétude demeure au sein de l'équipe de la candidate sur le ton et le style Nathalie Loiseau.

Quelques doutes semblent être apparus dans l'équipe de campagne de La République en Marche pour les européennes
Quelques doutes semblent être apparus dans l'équipe de campagne de La République en Marche pour les européennes © AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Le constat peut sembler sévère : "la politique, c'est d'abord de l'émotion". Le député de la majorité qui rappelle cette évidence, apprécie Nathalie Loiseau. Mais il a déjà compris, après deux années passées à l'Assemblée, que "ceux qui excellent en politique, ce sont ceux qui savent toucher les Français, être en empathie avec eux". La tête de liste de LREM pour les élections européennes manque-t-elle d'empathie ? C'est surtout son allure et son expression que certains membres de l'équipe songeraient à corriger. 

Faut-il lui apprendre à placer sa voix ? 

Elle ne serait pas la première politique à devoir suivre des cours de chant, de diction et surtout de respiration (avec le diaphragme) pour mieux savoir poser sa voix en public. Emmanuel Macron, lui-même, en avait suivis pendant la campagne présidentielle. Même punition pour l'ancienne ministre en charge des Affaires européennes : un travail de la voix avec un coach a déjà commencé, et donné quelques résultats. Son premier discours de campagne, le 30 mars dernier aux Docks d'Aubervilliers, a révélé une voix plus grave et un peu plus assurée.  

"Ce n'est pas un tribun-né", résume l'un des membres de l'équipe

Dans la majorité, certains députés aimeraient voir leur candidate sortir de son style bienveillant et taper plus fort ! "Dans les débats, elle doit accepter de boxer un peu", admet un élu macroniste. "Bien connaître ses dossiers n'a jamais suffit pour gagner". Mais l'équipe de campagne, elle, estime qu'il y a une autre urgence : faut-il relooker la tête de liste ? Ils sont quelques-uns au QG à le souhaiter, même pour six semaines de campagne seulement… Mais pour l'un de ses plus proches collaborateurs, il n'en est pas question : "Elle est comme elle est. Il faut qu'elle reste comme elle est !

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.