Les Français sont de nouveau appelés aux urnes pour les législatives. Comment fonctionnent ces élections qui suivent de très près, la présidentielle ?

Les Français sont appelés aux urnes les 11 et 18 juin pour élire les 577 députés de l'Assemblée Nationale.
Les Français sont appelés aux urnes les 11 et 18 juin pour élire les 577 députés de l'Assemblée Nationale. © AFP / AFP

Depuis 2001, et l’instauration du quinquennat, les législatives sont organisées dans la foulée de la présidentielle. Pour la simple et bonne raison que cela laisse plus de chances au gouvernement d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, et d’éviter une cohabitation.

Pour qui vote-t-on ?

En tout, 577 députés représentant autant de circonscriptions sont choisis par les Français. Chaque député représente, au niveau local et national, une zone définie sur la base d’au moins 125 000 habitants.

Une fois élus, les députés sont chargés d’écrire les lois, de les voter ou de les contrôler.

Comment vote-t-on ?

Le modus operandi est similaire à celui de la présidentielle : uninominal, majoritaire, universel à deux tours. En clair, les citoyens choisissent directement un seul candidat.

À la différence près, qu'il peut y avoir plus de deux candidats au second tour. Il s'agira alors d'une "triangulaire". Pour la simple raison que les candidats ayant recueilli plus de 12,5% des voix sont qualifiés d'office.

Les élections se déroulent en deux temps, pouvant donner lieu à plusieurs situations :

  • Si un candidat remporte la majorité absolue et un quart des électeurs inscrits sur les listes lors du premier tour, il est élu.
  • Si plusieurs candidats arrivés au second tour (avec 12,5% des votes minimum) sont au coude à coude, c’est celui qui a obtenu le plus de voix qui est élu.
  • S'il y a plusieurs candidats au second tour, c'est le plus âgé qui remportera.

Quid du cumul de mandats ?

“Député-maire”, “sénateur-maire”... autant de dénominations communes à la vie politique française qui n’existeront plus à compter de juillet 2017. La raison ? L’entrée en vigueur d’une loi (celle du 14 février 2014) interdisant purement et simplement le cumul de mandats, une particularité bien française, et l’objet de nombreux débats ces dernières années.

Après les législatives, les députés nouvellement élus ne pourront donc plus exercer de mandat local. Par exemple, si un maire est élu député, il sera obligé de démissionner de son mandat municipal. À l’inverse, si un député souhaite briguer une mairie en 2020, il devra quitter ses fonctions à l'Assemblée.

Une mesure qui ne concernera d’ailleurs pas que les députés, puisque les sénateurs sont aussi visés.

D’ailleurs, pourquoi ne vote-t-on pas pour élire les sénateurs ?

Si le vote des députés se tient un mois après les présidentielles, les élections sénatoriales elles, n’arrivent que bien plus tard. Cette année, elles auront lieu le dimanche 24 septembre.

Car le cas des sénateurs est particulier : les 348 locataires du Palais du Luxembourg sont élus au suffrage indirect, par un collège de grands électeurs. Leur mandat, aussi, est différent. Il dure une année de plus que celui des députés, qui sont élus pour cinq ans.

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