Il a beau être le président le plus jeune de l'histoire de la Ve République, Emmanuel Macron a nettement moins convaincu les 18-24 ans que les plus de 70 ans, qui l'ont plébiscité.

Emmanuel Macron en visite dans un EHPAD à Talence (Gironde) le 13 décembre 2016
Emmanuel Macron en visite dans un EHPAD à Talence (Gironde) le 13 décembre 2016 © Maxppp / Thibaud Moritz

L'analyse de la sociologie de l'électorat de ce second tour réserve quelques surprises. Et la principale, c'est que plus les électeurs sont âgés, plus il y a de chances qu'ils aient voté Emmanuel Macron. Les électeurs de 70 ans et plus sont les plus enthousiastes : parmi ceux qui ont voté, ils sont 78 % à avoir voté Macron, contre 22 % pour son adversaire.Marine Le Pen, à l'inverse, fait son plus haut score chez les électeurs âgés de 35 à 49 ans, qui sont 43 % à avoir voté pour elle (54 % pour Emmanuel Macron).

Si l'on ajoute les électeurs qui ne se sont pas prononcés (en votant blanc ou en s'abstenant), la victoire d'Emmanuel Macron semble beaucoup moins nette, surtout chez les électeurs les plus jeunes. Et l'on s'aperçoit aussi que plus l'électeur est jeune, plus il a tendance à refuser les deux candidatures. Ainsi, plus d'un électeur de 18 à 24 ans sur trois s'est abstenu lors de ce second tour.

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De Hamon, Fillon ou Mélenchon à Macron, de Nicolas Dupont-Aignan à l'abstention

Le report des voix d'un candidat à l'autre réserve aussi quelques surprises... Et quelques chiffres plus attendus. Ainsi, personne ne sera vraiment étonné de voir les électeurs de Benoît Hamon se reporter massivement sur la candidature d'Emmanuel Macron (à 71 %, un record), tout comme ceux de Jean-Luc Mélenchon (52 % ont voté pour le candidat d'En Marche).

Les électeurs de François Fillon ont suivi d'assez près le mouvement, avec 48 % de votes pour Emmanuel Macron... En revanche, la stratégie de Nicolas Dupont-Aignan, qui a choisi de rejoindre Marine Le Pen et même d'être son Premier ministre potentiel, n'a pas payé : ceux qui avaient voté pour lui au premier tour se sont répartis de manière assez homogène entre le vote Macron (27 %), le vote Le Pen (30 %) et le vote blanc ou l'abstention (43 % au total).

D'ailleurs, ce sont les électeurs de Benoît Hamon qui sont, de très loin, ceux qui ont le moins voté pour la candidate du Front national (seuls 2 % d'entre eux, contre 7 % pour les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 20 % pour ceux de François Fillon).

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