Après avoir théorisé le silence médiatique, le président choisit de donner une interview à un hebdomadaire allemand et à la première chaîne télévisée française

Le président a finalement fait le choix de répondre à la presse
Le président a finalement fait le choix de répondre à la presse © Reuters / Pool/Etienne Laurent

Depuis son arrivée à la présidence, Emmanuel Macron avait choisi de se tenir à distance de la presse : pas de traditionnelle interview du 14-Juillet, pas de grandes conférences de presses. Le candidat Macron avait d'ailleurs prévenu en son temps : "J'aurai cette distance avec la vie médiatique. Le problème des derniers quinquennats a été une trop grande proximité avec les journalistes".

Sa chute dans les sondages a décidé le président à s'exprimer dans presse française mais aussi étrangère au sortir du printemps, et ce samedi accorder un entretien fleure à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel qui lui consacre également sa couverture.

Je passe beaucoup de temps à parler avec les Français, moins avec les journalistes, je veux mettre fin à la connivence avec les journalistes

répète Emmanuel Macron qui se défend de ressembler au portrait qu'on fait de plus en plus de lui.

Un président n'a pas besoin d'être aimé, l'important c'est de faire avancer son pays.

Accusé d'être arrogant après avoir dénoncé ceux qui "foutent le bordel" au lieu de chercher du travail, le président explique au Spegel "je ne suis pas arrogant, je suis déterminé" et affirme qu'il ne cédera pas face à ceux qui développent selon lui des réflexes de jalousie typiquement français car c'est "justement l'envie qui paralyse le pays".

Écoutez les explications de Cyil Sauvageot

Après la presse Allemande, la télévision française

C'est le temps de l'explication pour Emmanuel Macron. Une réforme de l'ISF qui ne passe pas. Une mobilisation toujours en cours contre sa réforme du droit du travail et le chef de l'Etat décide enfin d'accorder une interview télévisée en longueur sur TF1, dimanche.

Emmanuel Macron recevra David Pujadas, Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau dans son bureau à l'Elysée. Le chef de l'Etat qui en cinq mois ne s'est jamais livré à cet exercice télévisuel, fera face à toutes les questions, jure-t-on dans son entourage.

Le président devra expliquer sa réforme du Code du travail et son choix des ordonnances mais aussi lancer les grands chantiers que sont la réforme de l'apprentissage et de l'assurance chômage.

Certains dans son entourage pensent qu'il voudra aussi envoyer des signaux à la gauche qui trouvent que le président qui se voulait et de droite et de gauche, penche résolumment d'un seul coté.

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