Le président de la République était en déplacement à Tain-l'Hermitage, ce mardi. Il a été visé par une gifle dont les images ont circulé sur Internet. Selon l'Elysée, il s'agit d'une "tentative de gifle". Deux hommes, dont l'auteur de la gifle, ont été interpellés.

L'agression a eu lieu en marge d'un déplacement à Tain l'Hermitage, dans la Drôme
L'agression a eu lieu en marge d'un déplacement à Tain l'Hermitage, dans la Drôme © Capture d'écran Twitter

La séquence est courte, mais suffisamment explicite : dans des images filmées par un téléphone et diffusée sur Twitter, on voit Emmanuel Macron se diriger vers une foule, et serrer la main d'un homme, qui, en réponse, lui donne une gifle. L'agression a eu lieu en marge d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme. 

Si la vidéo semble montrer une gifle, l'Élysée évoque de son côté une "tentative de gifle", et les images laissent planer le doute quant au fait que l'agresseur présumé ait réellement atteint le visage d'Emmanuel Macron avant l'intervention de ses gardes du corps. Au moment de l'agression, on entend le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis", ainsi que l'invective "A bas la macronie". Selon les informations de Franceinfo et France Bleu, deux hommes, dont l'agresseur présumé, ont été interpellés et placés en garde à vue

"C'est la France qu'on a giflé", a réagit une source à l'Élysée auprès de France Inter.

En fin d'après-midi, répondant aux questions du Dauphiné Libéré puis de BFM, le Président a fait le choix de minimiser l'événement. 

Tout va bien. Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé" a explique Emmanuel Macron. 

"Il ne faut pas que cela vienne occulter le reste des sujets si importants qui concernent la vie de beaucoup." Le président qui dit entendre la colère "mais pas la bêtise" et ne pas avoir d'appréhension après cet événement "d’ailleurs j’ai continué et j’ai salué les personnes présentes qui étaient à côté du monsieur et j’ai fait des photos avec elles. J’ai continué et je continuerai. Rien ne m’arrêtera." a affirmé Emmanuel Macron qui a également pris un bain de foule à Valence.

C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable

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"Gifler le Président c'est gifler la République"

Quelques minutes plus tôt, Emmanuel Macron avait réagi à la polémique lancée dimanche par Jean-Luc Mélenchon, et suivie par la vidéo de menaces de mort contre La France Insoumise, en appelant "tout le monde au respect et au calme". Devant l'Assemblée nationale, Jean Castex, qui participait aux Questions au gouvernement, a déclaré que "la politique ne peut en aucun cas être la violence, l'agression verbale, et encore moins l'agression physique", et en a appelé à "un sursaut républicain". 

D'autres représentants politiques ont réagi à cette agression, dont Jean-Luc Mélenchon, qui a tweeté, en référence à ses propos de dimanche sur "des choses graves" qui arriveraient avant la présidentielle : "Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l'acte ? Je suis solidaire du Président". Marine Le Pen, de son côté, a déploré un "comportement inadmissible et profondément condamnable dans une démocratie". Quant à Damien Abad, patron des députés LR, il a estimé que "gifler le Président, c'est gifler la République. Intolérable, inacceptable".