Le gouvernement s'apprête à reprendre le travail ce mercredi. Si Emmanuel Macron entend mener ses réformes avec la même intensité, malgré l'affaire Benalla, première crise d'ampleur de l'Élysée, l'opposition, très présente en juillet, se montre peu audible en cette fin août, dispersée à droite, phagocytée à gauche.

Le président Macron sera présent ce mercredi à l'Élysée avant de retourner, dans le calme de Brégançon, préparer ses réformes.
Le président Macron sera présent ce mercredi à l'Élysée avant de retourner, dans le calme de Brégançon, préparer ses réformes. © AFP / Michel Euler

La deuxième rentrée de l'exécutif s'annonce aussi intense que la première. Emmanuel Macron, de retour à Paris, assistera ce mercredi pour assurer un Conseil de défense puis un Conseil des ministres principalement consacré à la reconstruction de Saint-Barthélémy et Saint-Martin, un an après le passage de l'ouragan Irma.

Mais pour préparer sa rentrée, le président de la République prendra ensuite derechef le chemin de Brégançon pour y préparer, dans le calme, ses réformes de la rentrée, loin, du rythme imposé par l'Élysée.

Durant ces deux dernières semaines, l'entourage d'Emmanuel Macron confie qu'il n'a cessé de réclamer des notes à ses conseillers, persuadé que l'affaire Benalla, première crise sérieuse depuis son arrivée à l'Élysée, ne l'empêchera pas de poursuivre ses réformes avec la même intensité.

Opposition inaudible

Du côté de l'opposition, la rentrée se prépare aussi même si les différents partis se sont tous donné rendez-vous le même week-end et vont avoir du mal à se faire entendre. Les Insoumis seront à Marseille, le Parti socialiste à La Rochelle, le Parti communiste à Angers, Europe écologie les Verts à Strasbourg et le NPA à Port-Leucate.

Pourtant gonflée à bloc en juillet lorsqu'a éclaté l'affaire Benalla, l'opposition est en demi-teinte à l'approche de la rentrée, phagocytée par le parti deJean-Luc Mélenchon.  Les socialistes jouent les petits bras, se rassemblant comme depuis trois ans maintenant sans militants et même, alors qu'il revient sur la scène médiatique, sans François Hollande. Après hésitation, l'ancien Président a décliné l'invitation.

Pendant ce temps, à droite, se faire de l'ombre, c'est le grand jeu du week-end, avec vendredi la rentrée de Valérie Pecresse et de son mouvement Libres! à Brives-la-Gaillarde.

Une rentrée à deux jours et 300 kilomètres du Mont-Mezenc où Laurent Wauquiez fera sa traditionnelle heure de randonnée le dimanche.

Désargentée pour le Rassemblement National : privée par la justice de ses subventions publiques, Marine Le Pen devra se contenter d'un discours à la mi-septembre dans le théâtre municipal de Fréjus, 800 sièges, loin de la foule des grands jours.

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