Le President a confirmé aux élus locaux la réforme de la taxe d'habitation et leur a demandé 13 milliards d'euros d'économies. En échange il a proposé une refonte de la fiscalité

Le président demande des économies "intelligentes"
Le président demande des économies "intelligentes" © AFP / Ian Langsdon

Au Sénat, la Conférence nationale des territoires qui réunit les représentants des principales associations d'élus locaux a été ouverte lundi matin par Edouard Philippe et clôturée par Emmanuel Macron qui a confirmé, dans un discours de 57 minutes, que les collectivités territoriales devront participer à hauteur de 13 milliards d'euros - trois de plus que prévu - aux économies sur le quinquennat.

C’est plus élevé que ce que nous avions anticipé car la situation trouvée était plus dégradée que nous le pensions.

Un effort important, reconnu par le premier ministre :

Je n'ai aucun doute sur le fait que ce sera dur et aucun doute sur le fait que ce sera long.

Pour François Baroin, président LR de l'Association des maires de France, l'effort supplémentaire demandé "fait qu'on passerait sous la ligne de flottaison" :

On ne peut pas s'essuyer une nouvelle fois les pieds sur les collectivités locales

Aux maires qui redoutent la suppression annoncée de la taxe d'habitation pour 80% des contribuables, qui devrait connaître une première étape dès 2018, le président a annoncé la mise en place d'une commission de travail sur la fiscalité locale qui devra aboutir d'ici au printemps prochain. Emmanuel Macron propose notamment qu'une part de la CSG puisse être dirigée vers les communes. Le président s'est dit favorable à une "rencentralisation" du financement du RSA qui "pèse aujourd'hui sur les départements de manière inégale et met certains en situation de forte tension financière".

Les explications d'Antoine Sabbagh

Le président veut une réduction du nombre des élus locaux de la même façon qu'il avait annoncé une diminution d'un tiers du nombre des parlementaires dans chacune des deux chambres.

Seules "bonnes nouvelles", Emmanuel Macron s'est engagé à avancer de deux ans, de 2022 à 2020, la couverture de l'ensemble du territoire en internet haut ou très haut débit et à stopper la fermeture de classes de primaire dans les zones rurales.

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