La ministre du logement affirme qu'avant fin septembre, les capacités des centres d'accueil seront doublées.

Le camp du métro Stalingrad évacués à plusieurs reprises
Le camp du métro Stalingrad évacués à plusieurs reprises © Maxppp / EPA/Etienne LAURENT

Régulièrement des campements de fortune totalement insalubres sont évacués à Paris – 25 depuis un an - avant de se reformer quelques semaines plus tard. Le manque de place d’accueil pour les migrants et les réfugiés qui transitent par la capitale, mais aussi qui franchissent la frontière comme les jours derniers à Menton, est dramatique.

Début juillet, la maire de Paris annonçait vouloir créer un camp humanitaire de réfugiés à Paris. Un mois après Emmanuelle Cosse lui répond et s’engage, au nom du gouvernement, à créer des centres de premier accueil, avant que les migrants soient répartis dans d’autres villes de France.

Interviewée par le Monde ce lundi, la ministre du logement qui est en charge de ce dossier, précise que les capacités de ces centres qu’elle appelle "de répit" vont passer de 2.000 à 5 000 places et vont pourvoir désengorger les "territoires très sollicités" puisque "toutes les grandes villes ont accepté cet accueil".

La ministre souhaite aussi développer l’hébergement chez des particuliers déjà mis en place par des associations comme Singa ou la plate-forme Welcome du service jésuite des réfugiés.

L' ex-chef de file des Verts réaffirme qu'il est du devoir du gouvernement et que c'est même une priorité de les accueillir dignement.

Violences policières inquiétantes et lâcheté politique, la violence de l'Etat doit cesser

Parmi les formations politiques préoccupées par les conditions d'accueil des migrants, on trouve le Parti de gauche, très critique concernant l'action du Gouvernement. Pour Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de gauche, ces annonces ne sont que de la com, pas d'avantage...

La confusion et le désordre créent de intolérance et angoisse

Le président de France Terre d'Asile était l'invité du journal de 13h de France Inter. Si Pierre Henry "rend grâce au gouvernement pour les 10.000 placées crées en centre d’accueil depuis trois ans", il souligne que c'est un dispositif qui ne répond qu’à l’urgence. Pour lui, alors que la France connait une augmentation constante des arrivées de migrants et de réfugiés, "il n'existe que deux points d'entrée dans les centres d’hébergement d’urgence : le bidonville calaisien et le trottoir parisien". France Terre d'asile appelle à la création de centres de transit dans toutes les agglomérations régionales, qui orienteraient vers les centres d’urgence ou les centres pour les demandeurs d’asile

Pierre Henry : Chacun sait ce qu’il faut faire mais le politique craint la réaction d’élus de tous bords qui sacrifient aux peurs et qui refusent la création de structures en invoquant des insécurités à venir.