[scald=82221:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les Français auront en 2012 le choix entre la réélection de Nicolas Sarkozy et un chaos économique et social qui provoquerait des dégâts comparables à ceux d'une guerre si la gauche l'emporte, a dit mercredi le président de l'Assemblée nationale.

Pour l'UMP Bernard Accoyer, qui présentait ses voeux à la presse, le scrutin permettra soit de poursuivre "une politique courageuse de modernisation et de restauration de notre compétitivité, soit (d')exhumer un programme archaïque et utopique ce qui mettrait en danger notre modèle social, notre niveau de vie, comme la place de la France dans le monde".

"Ne nous trompons pas : si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre", a-t-il poursuivi.

Ces déclarations ont provoqué de vives réactions des socialistes et notamment du président du groupe PS de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

"Je voudrais dire mon indignation à propos des déclarations du président de l'Assemblée nationale", a-t-il déclaré. "C'est une déclaration qui dépasse l'entendement. Qu'est-ce que c'est que cette conception de la démocratie ?"

Il a demandé à Bernard Accoyer de retirer ses propos et de présenter ses excuses "parce que la démocratie ça se respecte".

Le président de l'Assemblée a répondu en affirmant que ses propos avaient été "tronqués". "J'ai dit que, quelle que soit la majorité qui sera en place à l'issue des prochaines échéances électorales, si on méconnaissait la gravité de la situation (...), les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles d'une guerre".

"Je n'ai stigmatisé personne", a-t-il souligné.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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