Dominique Reynié refuse de se désister
Dominique Reynié refuse de se désister © MaxPPP/La dépêche du Midi/Michel Viala

Le FN menace de l'emporter en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées où la tête de liste LR Dominique Reynié est arrivé troisième mais refuse de se désister, suivant en cela les consignes de son parti.

Face à ce vote FN massif, Nicolas Sarkozy s'est livré dimanche soir à un réquisitoire contre l'exécutif et a refusé "toute fusion et tout retrait" pour contrer l'extrême droite au second tour, dans les régions où la droite est troisième.

Dominique Reynié, la tête de liste LR en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, n'a pas tardé à annoncer son maintien alors qu'il est distancé par la socialiste Carole Delga, elle-même deuxième derrière le FN Louis Aliot. (LR 18,84%, PS 24,41%, FN 31,83%).

Le reportage de Stéphane Iglésis

Une stratégie validée par le bureau politique de Les Républicains ce lundi matin. La doctrine du "ni ni" a été votée à l'unanimité, moins les voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux du parti, et Jean-Pierre Raffarin.

L'ancien Premier ministre avait expliqué sa position peu avant sur France Inter

Quand on est troisième on se retire, on fait le front contre les déconstructeurs parce que c'est aujourd'hui qu'il faut reconstruire.

Faisant entendre leur différence, les centristes, par la voix du président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, ont dès dimanche soir appelé au "retrait des listes en troisième position", "partout où le FN peut gagner". Le président du MoDem, François Bayrou, réclame aussi un tel "ressaisissement démocratique".

A gauche, appel au vote PS et fusion des listes

Carole Delga et Gérard Onesta lors de l'annonce de la fusion de leur listes
Carole Delga et Gérard Onesta lors de l'annonce de la fusion de leur listes © Radio France/Stéphane Iglésis

Avec 24,41% des suffrages, la liste PS-PRG conduite par l'ancienne secrétaire d'Etat Carole Delga a appelé au rassemblement à gauche. Gérard Onesta, tête de liste EELV-Front de Gauche qui a remporté 10,26% des votes, a immédiatement souhaité une "jonction" avec les socialistes et radicaux. Les deux parties sont parvenues à un accord dès lundi.

Le maire DVG de Montpellier Philippe Saurel, éliminé de la course aux régionales en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, a déclaré qu'à titre personnel il voterait "socialiste" dimanche et àa fait part de sa "détermination à s'opposer" au FN au second tour.

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