Le Président, qui soutient son ministre de l'Intérieur attaqué par la droite, a annoncé également que des batteries d'artilleries seraient mises à disposition de l'armée irakienne

Les mots sont durs entre Christian Estrosi et Bernard Cazeneuve depuis l'attentat de Nice.
Les mots sont durs entre Christian Estrosi et Bernard Cazeneuve depuis l'attentat de Nice. © Maxppp / Jean-François OTTONELLO

Le président François Hollande réunit ce vendredi matin un nouveau Conseil restreint de sécurité et de défense, huit jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts. "Bernard Cazeneuve a toute ma confiance " a expliqué le Président au terme de ce Conseil. Le Président a également annoncé que des batteries d'artilleries seraient mises à disposition de l'armée irakienne

Ce Conseil, le quatrième depuis la tuerie du 14 juillet, réunissait autour du chef de l'Etat, Manuel Valls, les ministre Jean-Yves Le Drian (Défense), Jean-Jacques Urvoas (Justice) et Marisol Touraine (Santé), ainsi que les principaux directeurs du renseignement, de la police et de la gendarmerie. Bernard Cazeneuve était "représenté". En effet le ministre de l'Intérieur doit se rendre à Nice pour participer à un hommage rendu au commissaire Emmanuel Grout, directeur départemental adjoint de la police aux frontières des Alpes-Maritimes, mort lors de l’attentat.

Après la violente controverse politique  née au sujet du dispositif de sécurité entre Christian Estrosi, élu niçois LR et le gouvernement, François Hollande a assuré vendredi que "toute la vérité sera faite, toute la transparence sera établie sur le déroulement des faits". Une enquête administrative de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a été ordonnée par le ministère de l’Intérieur. François Hollande a promis des résultats "la semaine prochaine" au nom de la "vérité" et de la "transparence" et a assuré que Bernard Cazeneuve, très critiqué à droite à cause de la polémique sur le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet, bénéficiait de "toute (sa) confiance".

François Hollande a également annoncé que l’Etat français mettrait à disposition des forces irakiennes dans le cadre de la coalition anti-groupe Etat islamique "des moyens d'artillerie sur place dès le mois prochain". Ces batteries d'artillerie seront fournies avec le soutien d'instructeurs militaires.

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