En meeting ce jeudi à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois attaqué Europe Écologie-les Verts, au coude à coude avec la France insoumise dans les sondages pour les élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon, ici en meeting à Lille en octobre 2018.
Jean-Luc Mélenchon, ici en meeting à Lille en octobre 2018. © AFP / Philippe Huguen

Presque rien sur le Rassemblement national. Pas un mot sur les Républicains, Place publique ou Benoît Hamon. En revanche, Europe Écologie-les Verts (EELV) en a encore pris pour son grade, ce jeudi soir à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), où Jean-Luc Mélenchon était en meeting aux côtés de Manon Aubry, la tête de liste de la France insoumise pour les élections européennes.

"Je lis dans le programme de M. Jadot qu'il veut faire une banque d'investissement pour le climat et la biodiversité. Ça ne leur pose pas un problème une trouvaille pareille ? C'est la même que M. Macron ! Dire qu'on va créer une banque cela veut dire qu'on ne va pas aller chercher le pognon là où il est", lance Jean-Luc Mélenchon. 

"Lettre au Père Noël"

Autre pique adressée à Yannick Jadot, la tête de liste d'EELV pour les élections européennes, sa proposition d'instaurer un protectionnisme vert aux frontières de l'Union européenne. Jean-Luc Mélenchon poursuit : "Cela veut dire que plus une marchandise vient de loin, poum, plus on la taxe. Moi je suis d'accord puisque nous le proposions dans le programme l'Avenir en commun... Seulement, voilà les mots qu'il faut qu'ils prononcent : sortir des traités européens ! Parce que si vous n'en sortez pas, c'est marqué dans les traités que le but ce sont les échanges libres et non faussés".

À moins de deux mois des élections européennes, la France insoumise est au coude à coude dans les sondages avec EELV, autour de 8%, et le parti est devenue une cible récurrente, derrière la République en Marche (LREM) et Emmanuel Macron. Le 14 mars à Caen, Jean-Luc Mélenchon appelait déjà ses partisans à ne pas croire "à la lettre au Père Noël [de Yannick Jadot], il ne peut pas y avoir de capitalisme vert".

Manon Aubry, elle, se défend de "taper" sur Yannick Jadot et ses colistiers. Mais sur l'estrade, elle ne se prive pas de rappeler d'où vient Pascal Canfin, numéro 2 sur la liste LREM : "Il critiquait Macron qui bloquait toute action écologique d'ampleur sous Hollande (...) Il semble qu'EELV est en train de se dissoudre dans le macronisme, une belle fusion !"

"On n'attaque personne, assure Manon Aubry. On s'attaque à l'illusion qu'on peut régler le problème avec l'économie de marché. Nous, nous pensons qu'on ne peut pas laisser l'écologie au marché."

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