A 19 jours des élections européennes, les différents partis s'activent pour lancer la campagne et mobiliser les électeurs. Côté LR, on remplit les salles, comme hier soir au palais du Pharo à Marseille... 1200 personnes enthousiastes et une droite qui se sent pousser des ailes.

1200 personnes sont venues a Marseille écouter François-Xavier Bellamy
1200 personnes sont venues a Marseille écouter François-Xavier Bellamy © Radio France / Elodie Forêt

Arrivée digne d'une rockstar hier soir pour François-Xavier Bellamy. La tête de liste, aux joues légèrement rosies de plaisir, descend derrière Laurent Wauquiez l'une des allées en direction de la scène, acclamé, parfois embrassé. "C'est ça Marseille !" lui lance une militante.

François-Xavier Bellamy accueilli avec ferveur à Marseille
François-Xavier Bellamy accueilli avec ferveur à Marseille © Radio France / Elodie Forêt

Le jeune professeur de philosophie versaillais est bien plus à l'aise désormais que lors de ses premiers meetings. N'hésitant pas à blaguer, face aux locaux de l'étape, le maire Jean-Claude Gaudin ou le président de région Renaud Muselier, un temps hostile à sa candidature.

"Renaud, tu avais dit, ça ne peut pas marcher, parce que je suis marseillais, et il est versaillais. Et alors ? Il faut que je te dise Renaud, que peut-être depuis le sud, ça paraît être tout proche, mais rassure-toi, les Versaillais ne sont pas des Parisiens."

Droite rassemblée et conservatrice

Et l'objectif était bien là une nouvelle fois hier soir, afficher, après des mois de tension, l'unité d'une droite réconciliée autour de François-Xavier Bellamy. Mobiliser aussi les électeurs, tous les électeurs, des centristes aux plus conservateurs. Avec, sur l'identité européenne et les racines chrétiennes notamment, un Laurent Wauquiez offensif :

Retrouvons ce qui est la règle de l'intégration, c'est à celui qui arrive dans notre pays de s'adapter, et ça n'est pas à notre pays de s'adapter à celui qui vient

François-Xavier Bellamy joue, lui, la séduction, martelant le slogan de la campagne : "Refonder l'Europe pour rétablir la France, voilà le défi qui dépend de vous".

Et à Marseille, le public ressort conquis, comme cette militante, émue aux larmes, "fière d'être de droite", sourit-elle. Ou comme cet autre, qui ne peut plus comprendre désormais qu'une personne de droite puisse voter LREM : des militants réceptifs, et un parti qui veut croire aujourd'hui en sa renaissance. 

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