Cette fois la rupture est belle et bien consommée entre l'écologiste Yannick Jadot et l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon. La tête de liste d'EELV, qui lance ce lundi officiellement sa campagne pour les Européennes, a annoncé dimanche qu'il n'y aurait pas d'alliance avec Générations.

 À l'époque Yannick Jadot et Benoît Hamon se tenaient encore cote à cote
À l'époque Yannick Jadot et Benoît Hamon se tenaient encore cote à cote © AFP / Geoffroy VAN DER HASSELT

Le mouvement de Benoît Hamon espérait que la ligne favorable à une liste commune l'emporterait. Raté.

"Il y en a marre des tambouilles d’appareil, les écologistes veulent une clarification". Les mots sont de Yannick Jadot qui va même plus : loin une alliance avec Générations serait "mortifère", dit-il, pour l’écologie. Contre ceux qui, en interne, comme le porte-parole Julien Bayou, déplorent cette ligne, Yannick Jadot peut se prévaloir de son score en juillet dernier : les adhérents ont voté à 58% pour une liste autonome. 

La future tête de liste européenne en est convaincu, Benoit Hamon est moins crédible que lui en écologiste. Et il n'est pas question, ajoute-t-il encore, de "se servir de l'élection européenne pour faire l'union de la gauche ou de l'anti-Macron"

Au-delà de la stratégie politique, Yannick Jadot qui était à l'époque lieutenant de Daniel Cohn-Bendit, rêve de refaire la dream team des européennes de 2009 : les écologistes à 16,28%. 

Du côté de Générations, on réplique pour l'heure par le mépris. "Aucun intérêt" répond l'un proches de Benoît Hamon. Les deux hommes ne se parlent plus depuis la présidentielle et Jadot de rappeler, cruel, les 6,3% de son ex-allié. 

L'ancien candidat socialiste préfère citer pour l'heure Nelson Mandela : "Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends."

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