La campagne officielle s'arrête ce vendredi à minuit. Toute action militante est interdite ce week-end : ni tractage, ni affichage, ni même campagne de "phoning". Mais il y a une brèche, sur le web : tous les contenus restent en ligne. Les simples citoyens peuvent donc continuer de les visionner et de les partager.

La campagne est officiellement finie et pourtant...
La campagne est officiellement finie et pourtant... © Maxppp / IP3 / Luc Nobout

Dans le secret de l'isoloir, beaucoup de Français vont trancher. Ils attendent le dernier moment pour se décider, après une campagne qui n'a jamais vraiment démarré. À partir de 23h59, ce vendredi 24 mai, le code électoral interdit toute action militante (tractage, affichage, phoning,  etc.) et les médias et leurs collaborateurs sont soumis à cette même réserve, sous peine d'une amende de 75 000€ par infraction constatée (publication d'une analyse politique, d'un sondage ou d'un résultat partiel avant dimanche 20h).

Quelle est la brèche ?

L'objectif pour les équipes de campagne, ce vendredi soir, c'est d'inonder les réseaux sociaux avec des visuels, des vidéos, des messages, qui resteront en ligne tout le week-end, et pourront être partager, retweeter, visionner par les simples citoyens. 

"Ca peut changer la donne" espère l’équipe de Nicolas Dupont-Aignan. En 2017, la moitié de ses électeurs ont décidé de voter pour lui la veille du scrutin. À gauche, il reste encore énormément d’indécis entre socialistes et écologistes. Le dernier signal envoyé doit donc être le bon.

Les équipes web vont rester sur le pont jusqu’à minuit. En 2017, à la veille du second tour, le vendredi 5 mai, les marcheurs n'avaient pas eu le temps de répliquer à la sortie des Macron Leaks. De nombreux documents internes à la campagne d’Emmanuel Macron sont sortis sur le web avant 21h. Et Florian Philippot s’en était saisi à 23h40. 

Des clips chocs

Cette année, l’attaque est déjà en ligne. Marine Le Pen vient de diffuser un best-of des petites phrases d’Emmanuel Macron. Deux minutes très corrosives. Le clip se termine ainsi "dimanche 26 mai, dans les urnes, allez le chercher" en référence à la sortie d'Emmanuel Macron pendant l'affaire Benalla. 

La République En Marche n’a pas encore répliqué. Les ministres se contentent, ce vendredi, de poster des appels au vote ou de relayer le clip réalisé par le Service d'information du gouvernement.

Contrairement à la présidentielle, les marcheurs n’ont cette fois pas dominé les réseaux sociaux. Les équipes de Jordan Bardella et Marine Le Pen sont restés en tête des partages tout au long de cette campagne. La tête de liste, Nathalie Loiseau, est restée tout en bas du classement.

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