Dernier jour de campagne et derniers meetings. La liste du président Macron s'est donnée rendez-vous à La Mutualité à Paris, là où pour lui tout a commencé le 12 juillet 2016. Une campagne où tout s'était parfaitement enchaîné pour ce novice de la vie politique contrairement à la campagne d'aujourd'hui

En 2016 c'était le meeting d'Emmanuel Macron à la Mutualité. Vendredi soir retour à la Mutualité pour une réunion publique censée couronnera une campagne qui n'a pas vraiment marché sur des roulettes
En 2016 c'était le meeting d'Emmanuel Macron à la Mutualité. Vendredi soir retour à la Mutualité pour une réunion publique censée couronnera une campagne qui n'a pas vraiment marché sur des roulettes © AFP / Patrick KOVARIK

Tout semblait facile pour Emmanuel Macron durant sa campagne. Rien à voir avec celle des Européennes, où le camp présidentiel a multiplié les erreurs. 

Sans présumer du résultat, la campagne de La République en Marche a probablement été un modèle de ce qu'il faut à priori éviter.

D'abord, le choix, si peu tactique, du directeur de campagne. Stéphane Séjourné, à 34 ans, est avant tout un proche d'Emmanuel Macron, un habitué des coulisses françaises de la vie politique. Mais jamais il n'avait dirigé de campagne électorale, et surtout jamais, il n'a été un spécialiste de la mécanique bruxelloise. 

Ensuite, la tête de liste. Là encore, le choix n'a pas été très stratégique. Emmanuel Macron a décidé de miser sur une femme de dossiers : Nathalie Loiseau, qui a eu le courage - c'est vrai - d'aller ferrailler. Mais une tête de liste doit savoir faire de la politique, prendre des coups, oser en donner, tout en évitant - si possible - de déraper. 

Et puis, il y a eu le programme qui s'est fait beaucoup attendre et présenté en mai, alors qu'il avait été annoncé pour début février. Au final, le parti macronien, pro-européen, est apparu insuffisamment préparé et assez mal organisé.

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