[scald=69197:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle en France, Eva Joly, entend "tracer sa route" en laissant derrière elle les incidents qui ont émaillé le début de sa campagne.

L'ancienne magistrate est venue mercredi apporter son soutien à deux propositions de loi déposées par les quatre députés EELV appelées à être débattues, sans grande chance de succès, en séance publique jeudi.

"Dans une campagne, ce qui compte c'est de persévérer et c'est d'être assez indifférent aux aléas", a déclaré à la presse celle qui est pour l'instant créditée d'environ 5% des voix dans les sondages.

"Je n'ai pas l'intention de relancer ma campagne, je n'ai pas l'intention de la changer. Je dirais que je trace ma route et je trace cette route avec tous les écologistes afin de porter haut et fort les valeurs pour lesquelles j'ai été élue (à la primaire)", a-t-elle poursuivi.

La candidate s'était murée dans son silence pendant quelques jours pour marquer sa désapprobation de l'accord entre écologistes et socialistes, qui ne prévoit pas une sortie du nucléaire comme elle le souhaitait.

Eva Joly a apporté son soutien à deux propositions de loi concernant, pour la première, la responsabilité civile et pénale du président de la République et, pour la seconde, la transparence de la vie publique et la prévention des conflits d'intérêt.

"Notre objectif est de restaurer la confiance" des Français vis-à-vis du monde politique, a-t-elle dit. "Ces deux propositions de loi vont y contribuer largement".

"Ces propositions de loi correspondent parfaitement à ce que je porte dans la campagne", a souligné Eva Joly.

A ses yeux, le manque de confiance et les affaires comme celle relative aux attentats de Karachi "contribuent à la montée du Front national" dans les intentions de vote pour 2012.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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