[scald=82871:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, a promis vendredi la création d'un million d'emplois d'ici 2020 en France grâce à la transition "verte" dans un programme économique présenté vendredi alors que sa campagne patine.

Bloquée à 3% des intentions de vote dans les sondages, l'ancienne juge recentre ainsi son discours sur le thème de l'écologie, comme le lui suggère son parti, plutôt sceptique sur ses propositions décalées comme l'instauration d'un jour férié pour les juifs et les musulmans.

"La réponse des écologistes pour créer un million d'emplois, c'est l'économie verte et le vivre-mieux, c'est l'économie de proximité, c'est le retour du long terme dans l'économie par la rénovation du dialogue social", a-t-elle dit dans un discours après la visite d'une usine normande menacée de fermeture.

"En changeant de perspective, de modèle, nous montrons aujourd'hui que nous sommes les seuls à ouvrir le chemin pour créer de nouveaux emplois", a déclaré Eva Joly.

Dans le détail, elle parle de 446.000 emplois nets pouvant être créés avec les énergies renouvelables et les économies d'énergie, 30.000 emplois dans les transports en commun, 75.000 dans la conversion de l'agriculture au "bio", 200.000 dans la politique du logement, 200.000 dans la prise en charge de la dépendance et 90.000 dans les crèches.

La candidate propose également de donner aux représentants des salariés la moitié des sièges dans les conseils d'administration et un droit de préemption sur leur entreprise si elle est condamnée à la fermeture.

Elle prévoit un droit d'opposition des salariés "à toute mesure d'organisation du travail qui pourrait mettre en danger la santé au travail" et un dialogue national sur le partage du temps de travail. Le passage à la semaine de 32 heures, un credo des écologistes, n'est pas explicitement dans le programme de la candidate.

Enfin, Eva Joly parle d'instaurer la "préférence sociale et environnementale en Europe et à ses frontières", c'est-à-dire une forme de protectionnisme.

La candidate écologiste doit présenter la totalité de son programme le 11 février prochain.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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