Avec une place estimée à 128 sièges dans l’hémicycle, loin devant le PS et la France insoumise, le parti Les Républicains reste la première force d’opposition.

François Baroin, ce dimanche 18 juin, après les résultats du second tour des élections législatives
François Baroin, ce dimanche 18 juin, après les résultats du second tour des élections législatives © AFP / Martin Bureau

Les Républicains auront “un groupe suffisamment important pour faire entendre nos engagements” : c’est ce qu’a déclaré François Baroin ce dimanche soir, peu après l’annonce des résultats du second tour des élections législatives. Selon les premières projections de l’institut Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions, Le Point et France Inter, le parti obtient 104 sièges, auxquels il faut ajouter ceux de ses alliés de l’UDI (17 sièges) et divers droite (7 sièges).

Les grands ténors réélus

Face à un PS décimé (48 sièges) et malgré un meilleur résultat de la France insoumise et du PCF (28 sièges), Les Républicains devraient s’affirmer comme la première force d’opposition. “La campagne intense que nous avons menée, circonscription par circonscription, a permis ce soir la constitution d’un groupe” qui leur permettra de “défendre [leurs] valeurs”, s’est félicité François Baroin, chef de file du parti pour les législatives, tout en souhaitant “bonne chance” à Emmanuel Macron.

De nombreux ténors de la droite sont élus ou réélus à l’issue de ce second tour : Thierry Solère est réélu dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, Eric Ciotti dans la 1ère des Alpes-Maritimes, Franck Riester en Seine-et-Marne, tout comme Christian Jacob, jusqu’alors patron des députés LR. Le député sortant et ancien ministre Claude Goasguen a été réélu à Paris, de même que Georges Fenech dans le Rhône. Le juppéiste Pierre-Yves Bournazel, l'a emporté sur Myriam El Khomri dans la 18e circonscription de Paris.

D'autres figures du parti ont en revanche été éliminées, comme Nathalie Kosciusko-Morizet qui était candidate dans la 2e circonscription de Paris, ou David Douillet dans les Yvelines.

Quelle opposition ?

Mais quelle opposition les députés LR vont-ils représenter face à un gouvernement dont le Premier ministre, Edouard Philippe, est issu de leurs rangs ? Certains nouveaux députés avaient déclaré lors de la campagne, avoir l’intention de faire en sorte que “ça marche”, comme le disait notamment Thierry Solère, un proche du Premier ministre, ou encore Franck Riester.

Selon Christian Estrosi, après “la plus lourde défaite de [sa] famille politique”, le parti Les Républicains doit organiser “un débat sur sa ligne”, dès le bureau politique qui aura lieu lundi. Il s'agira aussi pour le parti de régler ses questions internes : depuis le départ de François Fillon, LR n'a pas de président.

Même idée pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, pour qui la droite a “raté son rendez-vous avec les Français”, et doit se retrouver une véritable identité : “Il y a à la fois la droite en marche, celle qui va voter la confiance au gouvernement et sera donc dans la majorité, et une droite qui peut être brutale, s’opposer et décider d’être contre tout. Entre les deux il peut y avoir une droite authentique, bien dans ses valeurs et dans ses époques, qui ne signe pas un chèque en blanc mais vote si c’est bien et essaie de tirer les réformes vers le haut”, a-t-elle déclaré sur France 2.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.