claude bartolone prévoit de revoir le statut des groupes à l'assemblée nationale
claude bartolone prévoit de revoir le statut des groupes à l'assemblée nationale © reuters

Surprise dans les rangs de l'Assemblée nationale : le gouvernement a finalement décidé de remettre à plus tard le vote sur le budget rectificatif de la Sécu pour 2014. Consternation à droite comme à gauche, où l'on dénonce "des outils rouillés" pour faire taire les frondeurs.

Y'a-t-il encore une majorité gouvernementale au Parlement ? Si elle existe encore, elle a à nouveau pris un sérieux coup hier avec cette décision de reporter le vote à haut risque sur le projet de budget rectificatif de la sécurité sociale. Une décision annoncée par le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, dès les premières minutes de discussion du texte.

Car le texte devait donner lieu à un vif débat. Et pas seulement du côté avec l'opposition, mais aussi par les fameux "frondeurs" du PS qui ont eux aussi présenté des amendements, notamment pour établir une contribution sociale généralisée progressive.

Aller vite, quitte à court-circuiter les députés

Ce que craignent les députés, c'est le passage en force avec un vote bloqué. Une procédure qui permettrait au gouvernement de ne retenir que les amendements qu'il aura lui-même présentés ou acceptés. Un "outil rouillé qui n'honor e pas le gouvernement" pour Christian Paul, député socialiste, qui évoque ses collègues "nombreux et soucieux de défendre leurs propositions".

Le gouvernement, lui, joue sur l'urgence : pas question de perdre du temps en débats parlementaires interminables et de diviser un peu plus sa majorité.

Pour pouvoir avancer dans les meilleures conditions, on a utilisé cet instrument tout à fait réglementaire prévu par la Constitution et le règlement de l'Assemblée nationale. Pour le gouvernement, il s'agit d'assumer et d'aller de l'avant.

Manuel Valls, qui doit se rendre dans la matinée de mardi à la traditionnelle réunion du groupe socialiste, s'attend déjà à un accueil particulièrement froid.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.