Peu de manifestants à Dijon
Peu de manifestants à Dijon © Radio France / France Bleu Bourgogne

Déjà que la météo capricieuse de ce 1er mai n'invite pas à sortir défiler dans les rues pour la fête du travail, la division affichée par les syndicats n'aide pas à mobiliser les foules. Pourtant chaque formation réaffirme son attachement à la tradition du 1er mai, chacun à sa façon. Revue de détail.

La CGT et ses cortèges anti-austérité.

La CGT conduite par son dirigeant Philippe Martinez défile ce vendredi après-midi aux côtés de trois autres syndicats (FSU, Solidaires et Unsa), sous des slogans anti-austérité. A Paris quelques milliers de manifestants seulement se sont réunis derrière une banderole de tête clamant : "Solidarité internationale des travailleurs pour la paix, le progrès et la justice sociale. Non a l'austérité en Europe".

Le PCF est bien présent comme l'annoncait son secrétaire national Pierre Laurent ce matin sur France Inter

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Pierre Laurent le secrétaire national du PCF

La CFDT fait bande à part

Laurent Berger de la CFDT
Laurent Berger de la CFDT © Reuters / Charles Platiau

Laurent Berger l'avait dit sur France Inter, pas question de défiler contre l'austérité car d'austérité -dit-il- il n'y en a pas en France. Des mots aux actes, la CFDT boude le cortège mené par la CGT et a décidé de maintenir une action, tradtion de la fête du travail oblige : la centrale réformiste a donc opté pour un rassemeblement "festif" destiné aux jeunes, c'est-à-dire aux moins de 36 ans. Le syndicat espère accueillir 2.000 personnes à ce "Working time festival", situé à l'Insep (Institut national du spot) dans le bois de Vincennes , près de Paris. Au programme : débats, concerts, ou bien encore.... une initiation au yoga.

FO veut défendre la "démocratie"

Jean-Claude Mailly de FO
Jean-Claude Mailly de FO © Reuters / Benoit Tessier

Dans la suite de l'énorme mobilisation du 11 janvier après les attentats de Paris, Forces Ouvrières est décidé à défendre la "démocratie" et les "libertés de pensée et "d'expression", sur fond de montée du Front national. Jean-Claude Mailly, le dirigeant du syndicat est à Bordeaux ce vendredi matin. Et il assume ce déplacement loin du cortège parisien.

Quand les revendications ne sont pas partagées, ce n'est pas la peine de faire semblant

Selon un sondage publié jeudi, les syndicats ont fort à faire pour redorer leur image. Moins d'un Français sur deux (45%) juge qu'ils sont utiles. Et seuls 31% pensent qu'ils sont représentatifs des salariés.

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