[scald=82297:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le Premier ministre François Fillon a été officiellement investi mercredi comme candidat de l'UMP dans la 2e circonscription de Paris pour les législatives de juin. La commission des investitures a laissé en suspens le sort de Rachida Dati, qui la convoitait, a-t-on appris de source proche de la formation.

L'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati avait mené une campagne virulente, notamment par voie de presse, contre la venue du chef du gouvernement dans cette nouvelle circonscription sûre pour la majorité et qui couvre en partie le VIIe arrondissement, dont elle est maire.

Réunie au siège de l'UMP, la commission nationale des investitures a reconduit d'autre part sur Paris les députés sortants qui se représentent et donné son feu vert à la candidature du ministre de l'Intérieur Claude Guéant à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Lors d'un point de presse mercredi matin, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, avait laissé entendre clairement que l'investiture de François Fillon serait une formalité.

"Je ne peux pas préjuger de ce que seront les conclusions de la commission. Mais dans le cas spécifique du VIIe arrondissement, le Premier ministre a souhaité être candidat dans cette circonscription et bien entendu (...) il sera investi naturellement", a-t-il dit, ajoutant : "C'est normal compte tenu de sa personnalité."

Jean-François Copé avait encore indiqué que, "à titre personnel", il plaiderait devant la commission pour que Claude Guéant soit investi à Boulogne-Billancourt en réfutant toute idée d'un "parachutage" du ministre de l'Intérieur, qui n'a exercé aucune fonction élective à ce jour.

Les mêmes accusations de "parachutage" ont été lancées par les partisans de Rachida Dati contre François Fillon, qui a décidé d'abandonner ses terres de la Sarthe pour se présenter à Paris, où beaucoup lui prêtent l'intention de briguer la mairie en 2014.

Députée européenne et maire du VIIe, Rachida Dati a multiplié les attaques contre François Fillon pour défendre son fief, allant jusqu'à déclarer dans une lettre ouverte que sa venue dans la capitale était "une faute triste".

Son sort devrait être décidé lors d'une ultime réunion de la commission des investitures de l'UMP prévue le 24 janvier, quatre jours avant un conseil national du parti qui entérinera la liste des candidats ainsi que son programme pour les législatives.

Parmi les députés UMP de Paris sortants réinvestis figure Bernard Debré, dont la circonscription, objet d'un redécoupage, était convoitée par Brigitte Kuster, qui vient de succéder à Françoise de Panafieu à la mairie du XVIIe après le retrait de celle-ci.

Yann Le Guernigou, édité par Jean-Stéphane Brosse

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