[scald=64415:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Fillon a sonné mardi la charge contre les socialistes qui prédisent selon lui la perte par la France du "triple A" de la dette française, les accusant de faire le jeu des agences de notation.

Le PS, leur candidat à l'élection présidentielle François Hollande en tête, a estimé que la note souveraine de la France, dont la dégradation a été annoncée par erreur par l'agence de notation Standard & Poor's, était d'ores et déjà condamnée.

"Le Parti socialiste a choisi une stratégie de dénigrement qui pèse sur la France tout entière. Les porte-parole du Parti socialiste sont devenus les auxiliaires des agences de notation", a réagi le Premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Ce sont eux qui annoncent à l'avance que la France va perdre son triple A", a-t-il ajouté. "Que François Hollande, le responsable du Parti socialiste, le candidat aux élections, annonce lui-même à la télévision que la France a perdu son triple A, ça n'est pas responsable."

Le chef du gouvernement a poursuivi sur sa lancée en s'en prenant à l'ensemble du programme socialiste.

"Les caricatures n'aident en rien les Français", a-t-il dit. "Le programme du candidat socialiste à la présidentielle vient accroître les incertitudes qui pèsent sur la crédibilité de notre pays."

Et le Premier ministre de reprocher aux socialistes de proposer "des créations d'emplois publics, le retour au partage du travail (...) et, pire encore, le retour à la retraite à 60 ans."

François Fillon a également évoqué les négociations en cours entre socialistes et écologistes sur le nucléaire pour accuser le PS de "marchandage sur l'énergie".

"Vous avez choisi de sacrifier l'un des domaines d'excellence de l'industrie française", leur a-t-il reproché.

Pour conclure sa diatribe, le Premier ministre s'est adressé directement à celui qui l'avait interrogé, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en l'exhortant à des accords transpartisans.

"Quittez vos habits de marchand d'illusions", lui a-t-il lancé. "Il est encore temps d'abandonner cette vision dépassée du monde et de montrer que le Parti socialiste est capable, lui aussi, de prendre ses responsabilités et d'aider au redressement de notre pays."

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

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