Cambadélis, Le Foll, Hamon et Filippetti
Cambadélis, Le Foll, Hamon et Filippetti © CC PS

Mercredi matin, le menu du PS c’était règlements de comptes par médias interposés.

D’un côté Benoît Hamon et Aurélie Filippetti, deux ministres qui ont quitté le gouvernement pour divergences avec al ligne suivie par François Hollande et Manuel Valls et qui se sont abstenus mardi, lors du vote sur les recettes du budget 2015.

De l’autre, Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, et Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS.

C’est Benoît Hamon qui a tiré en premier sur RFI, et avec du gros calibre :

Pour l’ancien ministre de l’Education, la politique menée par le gouvernement :

Non seulement n'a pas de résultats sur le plan économique mais de surcroît, parce qu'elle réduit les capacités d'intervention de la puissance publique à mettre en œuvre la justice sociale et l'égalité, menace la République.

Au même moment, sur RTL, Jean-Christophe Cambadélis critique vertement ceux qui ont quitté le gouvernement et "qui avaient accepté les arbitrages budgétaires en juillet se soient abstenus".

Ceci pose un problème éthique, ce n'est pas loyal et c'est une attitude qui est pour moi déplorable.

Sur itélé, quelques minutes après, Aurélie Filippetti se charge de la réponse :

J'ai quitté le gouvernement à la fin du mois d'août sur un désaccord de fond avec la politique qui était menée et cette politique se poursuit. Il n’y avait aucune raison que je ne montre pas la même attitude (...) c'est un désaccord de fond et je me suis abstenue donc sur ce budget.

C’est maintenant au tour de Stéphane le Foll , sur BFM TV, de sortir les couteaux. Le porte-parole du gouvernement réagit aux déclarations de Benoît Hamon en jugeant qu’une limite a été franchie et qu’il serait cohérent qu’Hamon quitte le PS.

Un départ que l’ancien ministre de l’Education ne souhaite absolument pas. C’est sur France Info, deux heures après qu’il l’affirme :

Je vous rassure, je ne vais pas quitter le Parti socialiste.

Avant de recadrer le débat :

Que me reproche-t-on, de nommer les choses ? (…) Le problème ce ne sont pas les frondeurs, ce sont les chômeurs.

Les explications de Lorrain Sénéchal

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