[scald=103765:sdl_editor_representation]HENIN-BEAUMONT, Pas-de-Calais (Reuters) - Marine Le Pen, qui a obtenu mardi ses parrainages pour concourir à la présidentielle, s'est dite prête à "se battre" pour la patrie et refaire le terrain perdu sur François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Distancée dans les sondages, mais toujours troisième, la présidente du Front national a choisi ses terres électorales d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) pour donner un tour solennel à ce qu'elle considère comme sa véritable entrée en lice.

Selon elle, sa présence comme candidate à l'élection présidentielle "résulte d'un dur combat, un combat que nous avons mené et que nous avons gagné" et les conditions sont maintenant réunies pour une nouvelle phase de campagne.

"A partir d'aujourd'hui, des millions de citoyens vont reprendre espoir, pouvoir entrer dans la campagne et vont enfin être représentés à l'élection", a-t-elle dit dans une salle où une centaine de militants brandissant des drapeaux tricolores.

Dans une courte déclaration, qui se voulait à la fois très personnelle et patriotique, Marine Le Pen a insisté sur son statut de femme et de mère.

"Présidente de parti, femme, mère de trois enfants, je lutte. Je combats en politique tout ce qui blesse dans la France d'aujourd'hui, ce qui affaisse la France aujourd'hui et je défends la vision de la France que j'aime", a-t-elle dit.

La dirigeante du FN a appelé les Français à lui faire confiance pour combattre "tout ce qui blesse" dans la France d'aujourd'hui et qui "affaisse" le pays.

"Qu'ils sachent qu'ils peuvent avoir confiance en moi, que je suis consciente de la tâche immense, des sacrifices inouïs nécessaires au redressement de notre pays. Qu'ils sachent que je suis prête comme eux à me battre pour ma patrie", a-t-elle dit.

Marine Le Pen a également pris des accents sécuritaires pour dénoncer les "mensonges", selon elle, de la droite et de la gauche en matière de sécurité.

"Le nombre d'agressions ne fait que croître, le nombre des immigrés impliqués dans ces agressions ne fait qu'augmenter", a-t-elle affirmé.

La présidente du FN, qui enregistre un tassement dans les sondages, doit s'efforcer de contrer le virage à droite de Nicolas Sarkozy, qui tente comme en 2007 de "siphonner" une partie de l'électorat FN et l'a largement distancée.

Son équipe de campagne considère que la levée de l'hypothèque des signatures va permettre à Marine le Pen de tenter de recoller au duo de tête des sondages et, surtout, de disposer des prêts bancaires assurant le nerf de la guerre.

Compte tenu de l'incertitude sur ses parrainages, la chef de file du FN avait récemment annulé deux meetings.

"Ca va vraiment commencer, tout va changer", a dit le directeur stratégique de campagne Florian Philippot sur i> Télé.

Selon un sondage Ifop, Nicolas Sarkozy (28,5%) dépasse pour la première fois au premier tour François Hollande (27%), loin devant Marine Le Pen à 16%.

Mais une étude TNS Sofres publiée mardi contredit le dépassement du candidat socialiste par le président sortant, François Hollande restant à 30% et Nicolas Sarkozy perdant deux points à 26%. Marine Le Pen, elle, perd un point à 16%.

Pierre Savary, avec Morade Azzouz et Gérard Bon à Paris, édité par Patrick Vignal

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