Danemark, après les attentats
Danemark, après les attentats © MaxPPP/DPA/Britta Pedersen

Après les attaques, ce week-end à Copenhague qui ont fait deux morts, et ont visé comme à Paris, et un mois après les attentats en France, la communauté juive et un lieu symbolique de la liberté d'expression.

Comme à Paris, l’homme était connu pour des actes de délinquance. Comme à Paris, il semble s'agir d'un "loup solitaire", même si lundi deux personnes ont été arrêtées, soupçonné de l’avoir aidé.

Pour les services de renseignements Danois, l’hypothèse est celle d’un homme inspiré "par les événements qui se sont déroulés à Charlie Hebdo à Paris".

Lors de sa première attaque, samedi après-midi, il a tiré plusieurs dizaines de balles d'un pistolet-mitrailleur sur les participants à un débat consacré à la liberté d'expression, faisant un mort, un réalisateur de 55 ans. Il n’avait heureusement pas pu entrer dans la salle à cause d’un détecteur de métaux. Trois policiers ont été blessés en s'interposant.

Dans la soirée, il a ouvert le feu devant la grande synagogue de Copenhague et tué un juif de 37 ans, qui montait la garde. Deux policiers ont également été blessés.

L’homme a été tué lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre, alors qu’il rentrait à son domicile, dans le quartier de Nørrebro.

Omar el-Hussein, 22 ans, était né au Danemark où il a effectué une très bonne scolarité. Il était déjà connu de la police pour des faits de délinquance. Il venait d’ailleurs de sortir de prison il y a deux semaines, après avoir purgé une peine pour avoir agressé il y a un an un homme de 19 ans dans la gare de Copenhague, sans raison claire.

Julie Pietri est au Danemark

Une menace européenne ?

Manuel Valls, invité de RTL lundi matin, a pour la première fois, utilisé le terme d'"islamo-fascisme" pour qualifier la menace pesant sur l'Europe :

Pour combattre l'islamo-fascisme, puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer, l'unité doit être notre force. Il ne faut céder ni à la peur, ni à la division. Mais il faut en même temps poser tous les problèmes: combattre le terrorisme, mobiliser la société autour de la laïcité, combattre l'antisémitisme.

Un défi pour nos démocraties, explique Sébastien Piétrasanta, député, membre de la commission d'enquète sur les filières djihadistes, interroé par Yves Decaens

Aux condamnations exprimées ce week-end par David Cameron et Angela Markel, il faut ajouter le communiqué du gouvernement espagnol, qui a noté lundi "la ressemblance macabre entre les attentats terroristes de Copenhague et ceux perpétrés à Paris". Il a promis "une réponse identique pour les deux crimes: une Europe plus unie et plus résolue dans la lutte contre le terrorisme et la défense de toutes les valeurs partagées qui font partie de notre identité européenne".

La chef du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt, qui s'est rendue dimanche à la synagogue, a rappelé que "personne ne doit pouvoir impunément attaquer la société danoise ouverte, libre et démocratique".

De son côté, un haut responsable palestinien, Saëb Erakat, a condamné "dans les termes les plus forts" la double attaque de Copenhague, dénonçant un acte "absolument injustifiable".

Attaque d’une synagogue au Danemark, et profanation de 300 cent tombes en Sarre

Ajoutant à l'émotion, la gendarmerie a découvert la profanation de 300 cent tombes du cimetière juif de Sarre-Union, dans l'est de la France, une commune rurale de 3.000 habitants.

François Hollande appelé lundi matin la communauté nationale au "sursaut" après ce nouvel acte antisémite et assuré que les Juifs avaient "leur place en Europe et en particulier en France", en dépit de l'appel aux Juifs du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dimanche à rejoindre Israël. Le Chef de l'Etat a ajouté :

Mais à nous d'assurer à tous les Juifs de France et, plus largement, à tous les citoyens de France la sécurité, le respect, la reconnaissance et la dignité.

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