La dernière fois que j’ai écrit sur mon blog c’était le 28 mai. Cela fait un bout de temps. Nous étions en pleine campagne des européennes. C’était avant le désastre du PS. C’était avant la percée des écologistes. C’était avant la victoire de l’UMP. C’était surtout avant le résultat d’un scrutin qui a été marqué par un taux d’abstention catastrophique : 60% des électeurs n’ont pas jugé utile de faire le déplacement.C’est un choix. Mais l’Europe qui se construit dans la difficulté depuis 50 ans ne méritait pas une telle gifle. Il est vrai que depuis plusieurs années, nos dirigeants, qu’ils soient fonctionnaires à Bruxelles, ou ministres en exercice à Paris ont donné aux électeurs les plus beaux bâtons pour taper sur un bateau qui donne l’impression d’être à la dérive, sans capitaine. Tout le monde porte une part de responsabilité dans le naufrage du mois de juin. Les politiques français qui aiment à critiquer des décisions qui seraient prises a Bruxelles pour masquer leur propre lâcheté lorsqu’ils reviennent devant leurs électeurs. Or quiconque regarde un peu ce qui se passe à Bruxelles comprend très vite que rien ne se décide dans les bureaux des fonctionnaires européens sans que cela soit validé par nos gouvernements. La faute aussi à une commission qui dans sa dérive libérale ne sait plus donner le souffle nécessaire pour faire aimer l’Europe à ses concitoyens alors qu’elle dispose d’un vrai pouvoir d’initiative et de propositions dans des domaines qui pourraient les séduire. La faute peut être aussi à nous journalistes, lorsque nous faisons peu de cas de ce qui se passe dans l’hémicycle du Parlement européen alors que cette assemblée prouve régulièrement qu’elle est une vraie enceinte démocratique disposant de pouvoirs supérieurs à notre simple chambre d’enregistrement nationale. Le scrutin a montré que les Européens étaient coupés de l’Europe. Le lien n’est pas rompu certes, (tous les sondages de campagne ont prouvé que les Français souhaitent plus d’Europe), mais il est relâché. Une fois par mois en direct du Parlement européen, le téléphone sonne Europe vous donnera la possibilité de rétablir ce contact avec ceux qui siégent à Strasbourg. C’est tout l’enjeu de cette nouvelle émission : ne pas laisser 5 années de vide entre les électeurs et leurs élus mais essayer aussi de comprendre ce qui se passe à Strasbourg et à Bruxelles pour l’avenir de l’Europe, donc pour notre avenir. Premier rendez-vous mardi à 19H 20.

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