L'actuel président de l’Assemblée nationale a été nommé nouveau ministre de l'Écologie. Il remplace Nicolas Hulot qui a quitté ses fonctions la semaine dernière.

François de Rugy remplace donc Nicolas Hulot
François de Rugy remplace donc Nicolas Hulot © AFP / Jacques DEMARTHON

Cohn-Bendit ? Canfin ? Non, le successeur à Nicolas Hulot a été désigné ce mardi midi. François de Rugy est nommé ministre de la Transition écologique et solidaire.

Député Europe Écologie Les Verts de 2012 à 2017, il avait été réélu en 2017 sous l'étiquette de la République en marche et avait été élu président de l'Assemblée nationale.

Il a pour objectif la sortie du nucléaire et la production de 100% de l’électricité française à partir d’énergie renouvelable à "l’horizon 2050".

Mardi 28 août, Nicolas Hulot avait annoncé sur France Inter sa décision "intime" de quitter le gouvernement, estimant son bilan insuffisant face à l'urgence climatique. 

Pour le remplacer, les noms de plusieurs poids lourds ont circulé, comme celui de Daniel Cohn-Bendit, qui a expliqué avoir discuté avec Emmanuel Macron et avoir décliné "d'un commun accord" ou encore Pascal Canfin, actuel président de WWF.

"On ne peut plus se dérober devant la nécessité de l'action"

François de Rugy demeure au final le seul profil qui allie "écologie" et "poids lourd" de la majorité. La semaine dernière, le député avait affirmé n'être "candidat à rien" tout en déclarant sur Facebook qu'il ne fallait plus "se dérober devant la nécessité de l'action". 

Chantre depuis toujours d'une écologie "réformiste", François de Rugy avait rompu en août 2015 avec EELV, en critiquant la "dérive gauchiste" de ses camarades et leur choix de ne pas participer au gouvernement de Manuels Valls.  Ancien adjoint du maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, ce n'est pas un macroniste de la première heure, ni un membre du premier cercle du président. 

Candidat à la primaire organisée par le PS et ses alliés pour la présidentielle, il avait annoncé dans la foulée son ralliement à Emmanuel Macron, en dépit de son engagement à soutenir le vainqueur Benoît Hamon. "Je préfère la cohérence à l'obéissance", avait justifié le député, qui avait soutenu la déchéance de nationalité pendant le quinquennat Hollande.

L'Élysée a également annoncé la nomination de Roxana Maracineanu en tant que ministre des Sports, après la démission de Laura Flessel ce matin même.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.