[scald=65537:sdl_editor_representation]PARIS/MOSCOU (Reuters) - En déplacement en Russie vendredi, le Premier ministre François Fillon a vivement critiqué l'accord entre les écologistes et les socialistes confirmé la veille après deux jours d'imbroglio, estimant que l'opposition et la France allaient y perdre.

Cet accord prévoit surtout de réserver des circonscriptions législatives pour des écologistes en 2012, et s'accompagne d'une déclaration qui fait état d'accords et de désaccords, principalement sur l'énergie nucléaire, que les écologistes veulent abandonner et le Parti socialiste réduire.

"Je suis sidéré de voir que les socialistes et les Verts, qui nous donnent régulièrement des leçons de transparence, soient encore, 48 heures après la signature de l'accord, quasiment incapables de nous en expliquer le contenu", a dit François Fillon à Moscou lors d'une conférence de presse avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

"Cet accord est une grande défaite pour le Parti socialiste et surtout pour le pays puisqu'il contient à terme la fin du nucléaire, c'est un accord qui vise à couper toutes les possibilités de modernisation du nucléaire en France", a-t-il ajouté.

Les dirigeants d'Europe Ecologie-Les verts et du PS se sont efforcés de faire taire leurs divergences de vue vendredi alors qu'Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a annulé plusieurs rendez-vous à la suite de la conclusion de cet accord.

L'accord, a minima, prévoit notamment l'arrêt de 24 réacteurs nucléaires sur les 58 en service d'ici à 2025.

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, s'est engagé à réduire la part du nucléaire dans la production électrique en France de 75% à 50% à cette date mais a refusé la sortie totale de cette énergie.

LOBBY NUCLÉAIRE

Des écologistes ont reproché à certains dirigeants socialistes d'avoir cédé à la pression du lobby nucléaire et du spécialiste du secteur, Areva, laissant entendre qu'Eva Joly pourrait renoncer à sa candidature.

"Elle est plus déterminée que jamais, elle ira jusqu'au bout", a déclaré Jean-Vincent Placé, sénateur EELV de l'Essonne, sur i

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