L'Elysée en est convaincu, la loi passera notamment grâce aux voix de la droite.
L'Elysée en est convaincu, la loi passera notamment grâce aux voix de la droite. © MaxPPP

La ministre du travail a péché en laissant planer l'hypothèse du 49.3 en cas de blocage sur le vote de sa loi de réforme du droit du travail. L'Elysée en est convaincu, la loi passera notamment grâce aux voix de la droite.

Les réactions jeudi de Jean-François Copé à Eric Woerth sont unanimes : les mesures d'assouplissements vont dans le bon sens.

Il n'y a que la gauche frondeuse et non gouvernementale pour dire son opposition. Au Parlement, elle pèse peu. Sur ce dossier, Matignon et l'Elysée sont parfaitement en phase.

"A trop barrer à gauche, on finit à droite" glissait taquin Manuel Valls sur le pont de l'Hermione à la Rochelle cet été. C’est à se demander qui est aujourd'hui le capitaine du vaisseau France.

Le psychodrame sur la déchéance de nationalité

François Hollande est bien trop rompu aux institutions de la Vème République pour courir le risque de laisser son Premier ministre prendre l'ascendant. Si Manuel Valls enfonce ainsi la gauche au moment où le Président fait mine de la réasseoir au gouvernement, c'est qu’il s’agit d’une action concertée. Il n'empêche que les coups de boutoir sont de plus en plus violents. Après la loi Macron imposée au 49.3, le psychodrame sur la déchéance de nationalité, la réecriture du droit du travail au nom de la flexisécurité est peut-être le coup de trop.

Deux gauches sont irréconciliables

Sauf à considérer, comme l'a dit lundi le Premier Ministre, que les deux gauches sont irréconciliables. Celle des frondeurs, des critiques, des apprentis sorciers de la primaire serait selon lui, une gauche morte, les résidus d'un crypto-socialisme d'un autre âge dont il a prophétisé depuis longtemps la disparition. Au profit de cette ligne qu'il ne rate jamais une occasion de défendre : l'avenir est au social réformisme.

Et là avec François Hollande, il prêche un converti.

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