François Hollande devant le Congrès des maires de France
François Hollande devant le Congrès des maires de France © capture d'écran

Devant les maires de France réunis au Palais des Congrès à Paris, le président de la République a réaffirmé la nécessité d'une union nationale face au djihadisme et de ne pas céder aux "tentations de repli".

Après une séance houleuse de questions au gouvernement mardi pour son Premier ministre Manuel Valls, François Hollande faisait face à des maires bien plus unis, qui ont même offert une "standing ovation" à la maire de Paris Anne Hidalgo. Le président de la République a lui affirmé à nouveau que le pays faisait face à des actes de guerre et devait agir en conséquence.

Ces actions nous confirment une fois encore que nous sommes dans la guerre, contre un terrorisme qui lui-même a décidé de nous mener la guerre.

François Hollande qui a également annoncé une politique "implacable contre toute forme de haine".

Aucun acte xénophobe, antisémite, anti-musulman ne doit être toléré. Tous les jours, vous vous battez pour que nos différences ne deviennent pas des divergences et des séparations. Par la terreur, Daech veut installer, par ses propres tueries, le poison de la suspicion, de la stigmatisation, de la division.

Ne cédons aux aux tentations de repli, à la peur, aux excès et à la surenchère.

Un discours qui rappelle beaucoup celui entendu en janvier, après les attentats de Charlie Hebdo.

L'apologie du terrorisme à nouveau dénoncée

Autre rappel des évènements de ce début d'année, les actions engagées rapidement, François Hollande le promet, contre les lieux et groupes faisant "l'apologie du terrorisme". Leur dissolution sera facilitée par le projet de loi présenté en Conseil des ministres mercredi matin, qui doit encadrer l'état d'urgence dans les mois à venir.

Si certains individus se livrent à l'apologie du terrorisme, dans certains lieux, dans des associations, dans des groupements de fait, le projet de loi présenté ce matin prévoit qu'ils pourront être dissous. Ils le seront immédiatement.

Une sévérité que la justice a déjà anticipée : plusieurs cas d'apologie du terrorisme ont déjà été sévèrement condamnés en début de semaine.

François Hollande annonce également que les polices municipales pourront être équipées d'armes issues des stocks de la police nationale. Le chef de l'État a salué "le rôle que jouent les 3 900 polices municipales de France, complémentaire de celui de la police nationale et de la gendarmerie. Je les sais exposées également au risque, et je n'oublie pas la mort de Clarissa Jean-Philippe" [la policière municipale tuée le 8 janvier à Montrouge après l'attentat de Charlie Hebdo].

Les portes restent ouvertes aux réfugiés

Enfin François Hollande a aussi évoqué le cas des réfugiés, trop souvent montrés du doigt par l'extrême-droite et la droite, qui voient dans leur arrivée une porte ouverte aux djihadistes.Il confirme que 30 000 réfugiés seront accueillis en France dans les deux prochaines années , comme convenu avec les partenaires européens.

Toutefois, il assure également que la sécurité va de pair avec cet accueil.

Nous avons à faire les vérifications nécessaires avant d'accepter des réfugiés sur notre sol. C'est ce que nous avons fait et c'est ce que nous allons continuer à faire.

François Hollande a souligné à nouveau que ces réfugiés venus de Syrie ou d'Irak, "sont martyrisés par ceux qui nous attaquent aujourd'hui", l'organisation État islamique.

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