Le Président français est sorti de son silence sur la campagne électorale. Jusqu'alors discret, François Hollande s'exprime dans Le Monde, sur le Snapchat de Konbini et au Point.

François Hollande s'en est pris à son viel ennemi du PS, alors que Jean-Luc Mélenchon réalise une percée dans les sondages, moins de deux semaines avant le premier tour de la présidentielle. (Archive)
François Hollande s'en est pris à son viel ennemi du PS, alors que Jean-Luc Mélenchon réalise une percée dans les sondages, moins de deux semaines avant le premier tour de la présidentielle. (Archive) © AFP / BERTRAND LANGLOIS

C'est un entretien ponctué de off, de confidences et de prises de position du président de la République qui est publié ce jeudi dans l'hebdomadaire Le Point. François Hollande, qui s'était montré jusqu'alors plutôt discret dans la campagne pour la présidentielle, vient de changer de stratégie. Après une interview dans Le Monde mercredi et une intervention sur le Snapchat de Konbini, site spécialisé sur la pop culture à destination des 15/25 ans, François Hollande dissémine ses prises de position et égratigne le candidat de la France insoumise.

Contre son vieil ennemi du PS, François Hollande ne mâche pas ses mots. Alors que l'on entre dans une phase où le vote se cristallise, il passe la seconde, et dégaine, dénonçant le populisme du candidat de la France Insoumise.

"Le besoin de renouvellement a dérivé vers le dégagisme" se désole-t-il en privé, évoquant comme dans le Point "le spectacle du tribun que l'on regarde", sans s’intéresser au contenu.

Un soutien dont Emmanuel Macron se passerait bien

François Hollande, bien plus élogieux quant à Emmanuel Macron et son, "pari pour le moins audacieux..." Sur Konbini, même perche : "Il faut aller vers des candidats qui sont plutôt dans la suite, l'histoire ne s’arrête pas" répond-il au journaliste qui lui demande un conseil de vote.

Alors pourquoi ne pas afficher clairement la couleur ? "Ce serait ni utile, ni efficace" confie un proche. Pour le leader d'En Marche !, déjà affublé du surnom d'Emmanuel Hollande, le soutien du président n'est certes pas un cadeau, alors qu'il veut incarner le renouvellement.

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