François Hollande s'est rendu ce mardi à la Grande mosquée de Paris pour rendre hommage aux musulmans morts durant la Première guerre mondiale. Il inaugure un mémorial en souvenir de ces combattants morts pour la France.

Devant la Grande Mosquée de Paris
Devant la Grande Mosquée de Paris © © Godong/Robert Harding World Imagery/Corbis
En cette année du centenaire de la Grande Guerre, François Hollande a choisi ce matin de rendre hommage aux soldats musulmans morts pour la France entre 1914 et 1918. Le président s'est rendu à la Grande mosquée de Paris où il a dévoilé deux plaques commémoratives l'une pour les morts de la première Guerre mondiale, l'autres pour les soldats tombés lors de la seconde Guerre mondiale. La Grande mosquée a d'ailleurs été construite entre 1922 et 1926 en l'honneur des soldats tombés lors du premier conflit mondial. **Laetitia Saavedra a assisté à la visite de François Hollande. Son reportage dans le journal de 13h**
Le batiment compte déjà deux plaques qui rendent hommage aux 100 000 musulmans morts lors des deux guerres mondiales. Le déplacement présidentiel est une satisfaction pour le Conseil français du Culte musulman. Son président Abdallah Zekri estime qu'il est "bien que François Hollande rappelle à nouveau à ceux qui rejettent les musulmans que des milliers d'indigènes sont morts pour la France." Il ajoute par ailleurs que "le climat actuel [est] inquiétant", faisant référence à une augmentation d'actes anti musulmans. En 2013 selon l'Observatoire contre l'islamophobie qu'il préside, on a enregistré 226 actes antimusulmans, soit une hausse de 11,3%. Ce déplacement suscite la critique du Front national. Son vice président Louis Alliot dénonce une "grossière tentative de manipulation". Selon lui, il ne faut pas associer la mémoire des soldats musulmans morts pour la France à "des revendications aujourd'hui politiques dont les communautaristes sont les premiers lobbyistes". A un mois des élections municipales ce déplacement questionne également sur l'existence éventuelle d'un vote musulman. Les Français de confession musulmane représenterait 5% du corps électoral [selon une étude du Cévipof ](http://www.cevipof.com/rtefiles/File/AtlasEl3/NoteDARGENT.pdf)(PDF) de décembre 2011. Mais dans[ l'édito politique sur France Inter ce matin](http://www.franceinter.fr/emission-ledito-politique-existe-t-il-un-vote-musulman-en-france), Marc Fauvelle souligne que "ce n'est pas la religion qui influence la façon de voter" même si "on se bat, à droite comme à gauche, pour (...) récupérer" le vote musulman.
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