François Hollande organise sa quatrième conférence de presse de président
François Hollande organise sa quatrième conférence de presse de président © Reuters

À quelques semaines de la moitié de son mandat, le président de la République monte au front : un face-à-face avec la presse et indirectement avec des Français de plus en plus mécontents de son quinquennat, marqué par une longue crise politique et personnelle.

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On a souvent moqué ce président fâché avec les éléments et en particulier la pluie, qui lui a parfois joué des tours lors de déplacements officiels. C'est aujourd'hui une tempête politique et personnelle qui frappe François Hollande, depuis plusieurs mois. Le président et son gouvernement (tout juste remanié) sont au plus bas dans les sondages, (13% selon le dernier baromètre Ipsos-Le Point) et son image a été sérieusement écornée par le livre de son ancienne compagne Valérie Trierweiler.

Alors, à l'image d'un Manuel Valls très offensif face aux députés qui lui ont accordé de justesse la confiance de l'Assemblée, le président compte bien montrer que "gouverner, c'est résister" et que le cap sera tenu malgré tout.

Maintenir le cap, et attendre l'adversaire

Qu'attendre de cette quatrième conférence de presse de François Hollande président de la République ? "Un bilan rapide, avant de fixer les perspectives de travail de l'exécutif pour les prochains mois et de les inscrire en perspective dans la deuxième partie du quinquennat", promet son entourage. Vaste programme. Des annonces ? "Ce n'est ni obligatoire, ni interdit".

Bref ce sera sans doute un simple bilan d'étape, sans annonce tonitruante, Cyril Graziani

En fait, cet exercice sera surtout l'occasion de justifier, à nouveau, la ligne des deux gouvernements Valls successifs, pourtant très critiquée. "Il ne va pas faire un virage tous les six mois", explique un proche, "sinon ça donnerait le tournis".

Pas de tournis, mais sans doute pas d'enthousiasme non plus. Le "pacte de responsabilité" restera la colonne vertébrale de la politique de l'exécutif, même si elle est timidement suivie par les parlementaires socialistes. L'engagement militaire français continuera, comme hier avec le Mali, mais cette fois en Irak.

Finalement, le meilleur ami de François Hollande cet après-midi, ce sera peut-être Nicolas Sarkozy. Le bruit insistant du retour de son adversaire (battu) de 2012 pourrait être une aubaine pour le président : en quittant quelques instants l'exercice présidentiel pour entamer par avance une bataille électorale, François Hollande se retrouverait alors dans un terrain sur lequel il avait à l'époque excellé, celui du débat.

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