[scald=93653:sdl_editor_representation]ROUEN (Reuters) - Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a ironisé mercredi soir sur l'annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy, "président-candidat" devenu "candidat-président".

Le député de Corrèze, qui s'exprimait quelques minutes avant l'officialisation de la candidature du chef de l'Etat sur TF1, a dit espérer un débat "digne, à la hauteur de l'enjeu" pour les 66 jours de campagne séparant les deux adversaires du premier tour, le 22 avril.

"Vous connaissez la nouvelle du jour, le 'président-candidat' est désormais 'candidat-président", a-t-il dit devant plus de 7.000 personnes réunies au Zénith de Rouen, sa ville natale.

"Quelle nouvelle, quel bouleversement, quelle sensation !", a-t-il ironisé. "Je vais vous faire une confidence : moi je m'en doutais".

"A peine élu il était déjà en campagne, à peine entré il était déjà sortant", a-t-il ajouté à propos de celui qu'il évite soigneusement d'appeler par son nom.

"Il ne s'est pas passé une semaine (...) sans promesse, sans que les moyens de l'Etat soient au service d'une droite n'a qu'une seule idée, une seule : rester au pouvoir", a-t-il ajouté.

"Il a gouverné pendant cinq ans, il sait donc ce qu'il ne faut pas faire il sait les erreurs à éviter, la preuve c'est qu'il les a toutes commises", a poursuivi le député de Corrèze.

Pour François Hollande, la bataille qui s'annonce sera une "confrontation entre la peur et l'espoir".

"On nous dira que si nous gagnons la France risque d'être dégradée, mais c'est fait, que les caisses seront vidées, mais c'est fait, que l'argent va partir, mais c'est fait. On dira tant de choses fausses", a-t-il dit dans un discours d'une heure dix qui s'est terminé par une Marseillaise.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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