Dans une interview-fleuve à l'Obs, le Président de la République se dit "prêt à l'inventaire des 60 engagements qu'il avait pris en 2012. Et esquisse déjà plusieurs regrets.

François Hollande le 10 octobre 2016
François Hollande le 10 octobre 2016 © Reuters / POOL New

D'abord dans sa longue interview à l'Obs, François Hollande croit bon de remettre les pendules à heure: "Je suis de gauche et j'ai mené une politique de gauche", assure-t'il à ceux qui en doutent.

Une ébauche d'inventaire...

C'est bien pour tenter de reconquérir les votes de gauche, en vue d'une candidature de plus en plus probable l'an prochain, que le chef de l'Etat s'épanche dans les colonnes de l'hebdomadaire. Pour essayer de lever les malentendus avec ceux qui l'ont élu il y a 5 ans et pourraient le sanctionner en 2017, François Hollande se dit "prêt à faire l'inventaire" de son quinquennat et en particulier des 60 engagements sur lesquels il s'est fait élire. Il nuance tout de même, appelant les électeurs d'aujourd'hui à ce qu'il a fait "dans le contexte que chacun connaît", et à comparer ces accomplissements avec "ce que proposent ceux qui prétendent nous remplacer".

... et des regrets

Devoir d'inventaire oblige, François Hollande reconnaît aussi quelques échecs, il regrette notamment d'avoir proposé d'inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution pour les auteurs d'actes de terrorisme. Il regrette surtout que la gauche ait regardée cette proposition comme une mesure qui pourrait diviser. La Loi Travail, elle, est bien une loi de gauche, "de progrès social", assure le socialiste qui met aussi les 60 000 postes créés dans l'Education Nationale au crédit de son quinquennat.

Le chef de l'Etat (et futur candidat, cette interview le confirmera à ceux qui en doutent encore) dit comprendre "l'intransigeance, l'ilmpatience" de ses électeurs de 2012, mais il "n'admet pas les procès en trahison".

"Un président ne devrait pas dire ça"

Mais c'est en librairie que l'on pourra lire jeudi un François Hollande beaucoup plus "cash". Dans un livre signé des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, et intitulé "Un Président ne devrait pas dire ça" (ed. Stock), le chef de l'Etat dénonce entre autre l'appât de l'argent chez Nicolas Sarkozy. Il révèle tout de même qu'il appellera à voter pour son prédécesseur à l'Elysée, au second tour de la présidentielle de l'an prochain, en cas de duel avec Marine Le Pen.

François Hollande révèle aussi que selon lui l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes "ne verra jamais le jour".

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