[scald=82127:sdl_editor_representation]par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - A un peu plus de 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande a inauguré mercredi son siège de campagne à Paris, où il a galvanisé ses troupes autour de son slogan "Le changement c'est maintenant".

Se donnant "100 jours pour redonner espoir", le candidat socialiste a demandé à ses partisans d'être "exemplaires" dans leur conduite dans "un combat qui sera rude".

"Nous sommes à un peu plus de 100 jours du premier tour, à un peu moins de quatre mois du second. C'est là que nous allons organiser, préparer, lancer, notre campagne", a-t-il dit.

"Cent jours pour redonner espoir, 100 jours pour convaincre au premier tour et ensuite pour gagner au second. Je suis comme candidat le premier responsable, le premier engagé", a ajouté le député de Corrèze. "J'y mettrai toute mon énergie, toute ma force d'âme, tout mon caractère, tout mon temps."

Les principaux membres de son équipe, les anciens Premiers ministres Laurent Fabius et Lionel Jospin et tous ses anciens adversaires de la primaire PS - Martine Aubry, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et le président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet - étaient à ses côtés.

"Je me félicite de cette unité. Elle est une condition indispensable pour convaincre", a dit François Hollande.

Le candidat a rappelé qu'il présenterait d'ici la fin du mois sa "plate-forme" de campagne, qui "s'inspirera largement du projet du Parti socialiste enrichi par les débats des primaires et par le travail de notre équipe".

"Nous aurons à montrer que c'est nous le mouvement et que d'autres sont simplement dans la conservation : des privilèges, du pouvoir, conservation hélas d'une situation sociale qui meurtrit notre pays."

"LE COMBAT SERA RUDE"

Alors que la droite multiplie les piques à son encontre, il a plaidé pour un relèvement du niveau des débats.

"Le combat sera rude, je le sais (...) Dans les comparaisons animalières, j'ai droit à toutes les catégories. Certains pensent même que je suis un danger pour la France, belle conception de la démocratie", a-t-il lancé à l'adresse de l'UMP.

"Je vous recommande de placer le débat au bon niveau, d'être exemplaires dans notre conduite. Nous devrons être fermes et en même temps sérieux. Enthousiastes, nous le sommes, et respectueux des Français", a-t-il insisté.

En plein débat sur le quotient familial, qu'il souhaite réformer, François Hollande a rappelé que la justice fiscale restait l'une de ses priorités. "J'assume le débat sur la justice fiscale", a-t-il dit, affirmant que tout serait prêt, le cas échéant pour diriger le pays une fois au pouvoir. "Nous agirons et nous agirons vite", a-t-il promis.

Le bureau du candidat socialiste se trouve au deuxième étage de l'hôtel particulier de plus de 1.000 carrés loués jusqu'en mai 40.000 euros par mois hors charges situé au 59 de l'avenue de Ségur, en face de l'Unesco, non loin de la Tour Eiffel et des Invalides. Environ 80 personnes y travailleront en permanence.

François Hollande a choisi comme slogan pour sa campagne "Le Changement, c'est maintenant", une idée de la société de communication BDDP qui rappelle le slogan de François Mitterrand en 1981, "Changer la vie", et le titre d'un livre de l'ancien président "Ici et maintenant".

Sur les murs de la salle où s'est exprimé le candidat, on pouvait voir les premières affiches : des photographies en couleur d'une retraitée, d'un enfant, d'un jeune homme de couleur barré, en blanc, des mots "c'est maintenant".

Edité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.