François Hollande a présenté ses derniers vœux du quinquennat dans lesquels il a mis en garde les Français contre les montées du populisme et de l'extrémisme

Ce soir, c'est la dernière fois que je vous présente mes vœux comme président de la République

Pour ses derniers vœux François Hollande a rappelé aux Français les choix qui allaient s'ouvrir a eux dans quelques mois et à décrit son rôle de président "pleinement à (sa) tâche jusqu'au dernier jour de (son) mandat".

Ce choix c’est celui des élections, et le risque du populisme et de l'extrémisme. Sans citer le nom de Marine Le Pen, François Hollande a mis en garde les Français, en estimant que notre pays "ne serait plus la France" si ses habitants faisaient le choix de se "recroqueviller derrière des murs, un pays réduit à son seul marché intérieur, revenant à sa monnaie nationale et en plus discriminant ses enfants selon leurs origines".

Sans le citer, le président s'en est aussi pris à François Fillon, accusé de vouloir "brutaliser la société". François Hollande a rappelé que le choix des Français sera décisif pour "le modèle social" de la France qui "garantit l'égalité de tous face aux aléas de la vie et notamment la santé et de ses services publics essentiels et notamment l'école".

A la gauche, le président a lancé un avertissement car "la dispersion" risque d'entraîner son "élimination" dès le premier tour de la présidentielle.

Agir pour la France, se battre pour la justice et le progrès c'est l'engagement de toute ma vie. Je n’y renoncerai jamais.

François Hollande a rappelé la menace terroriste et sa tâche : "assurer la protection des Français" à l'extérieur - au Mali en Syrie, en Irak où il se rendra lundi - et à l'intérieur. Le président en est certain : "de cette lutte contre la barbarie, notre démocratie sortira victorieuse".

Concernant l'accord de Paris sur le climat adopté fin 2015 par 195 pays, à l'issue de la COP21, François Hollande a averti Donald Trump qui avait naguère menacé "d'annuler" l'accord, que "la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fût-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale".

J’ai eu l’immense fierté d’avoir été à la tête d’un peuple debout, fidèle à lui-même

François Hollande a rappelé les difficultés, les drames, rencontrés cette années par les Français, leur inquiétude et sa fierté d'avoir vu la France rester "debout, fidèle à elle-même" : "face aux attaques, vous avez tenu bon. Les terroristes voulaient vous diviser, vous séparer, vous effrayer ? Vous avez montré que vous étiez plus forts rassemblés, solidaires et unis. Vous n'avez pas cédé aux amalgames, aux stigmatisations, aux vaines querelles. Vous avez continué à vivre et à chérit la liberté. Pour pouvez être fiers de vous".

Ces attaques, ces épreuves et ces "souffrances mais aussi des joies et des bonheurs", ont crée, selon François Hollande, "un lien indéfectible" entre lui et les Français, qui les "unit et que rien n’altérera".

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