[scald=100071:sdl_editor_representation]DIJON (Reuters) - François Hollande a promis samedi de rendre compte aux Français de l'action gouvernementale tous les six mois s'il était élu président de la république et estimé qu'il fallait mettre fin à "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy.

Au cours d'un meeting au Zénith de Dijon (Côte-d'Or) consacré à la République et aux collectivités territoriales, le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle d'avril-mai s'est également élevé contre le cumul des mandats et s'est prononcé pour la proportionnelle aux élections législatives.

"Le premier devoir du prochain président sera de rendre des comptes, de dire régulièrement au pays le sens de l'action publique, de présenter tous les six mois l'évaluation des résultats par rapport aux objectifs", a souligné François Hollande.

"(Il s'agira) de donner au Parlement les moyens efficaces de contrôler les politiques publiques et de vérifier chaque année la confiance de l'Assemblée nationale à l'égard du gouvernement", a-t-il ajouté.

"L'Etat, ce ne sera plus l'Etat UMP mais ce ne sera pas davantage l'Etat PS. L'Etat c'est l'Etat, la propriété de tous les citoyens et je leur rendrai cette justice et ce droit", a poursuivi le député de Corrèze.

François Hollande s'est engagé en cas de victoire de la gauche à mettre fin au cumul des mandats, soulignant que le travail des parlementaires était un travail "à temps plein".

"Un député et un sénateur ne représentent pas une circonscription, un département ou une région mais la nation toute entière, c'est pourquoi je ferai voter dès le début du prochain quinquennat la fin du cumul d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale", a-t-il dit sous les applaudissements.

Le candidat a par ailleurs souligné l'importance d'instaurer une part de proportionnelle aux élections législatives pour assurer une meilleure représentation politique à l'Assemblée nationale et au Sénat.

"Ce que je veux changer tient à une pratique, celle qui compte aux yeux des citoyens et qui s'appelle le respect, la considération, la démocratie, le sens de l'Etat", a résumé François Hollande avant d'énoncer à l'intention de Nicolas Sarkozy:

"Depuis cinq ans, nous vivons sous le règne de 'l'omniprésidence', le régime d'un seul qui prétend pouvoir décider de tout, sur tout, partout. Et en fait, certains l'ont reconnu (...), au-delà de cette tentation que d'autres que lui ont pu connaître, l'omnipotence conduit à l'impuissance. A vouloir concentrer tous les pouvoirs, on finit par en exercer aucun."

Matthias Blamont, avec Elizabeth Pineau à Dijon, édité par Jean-Stéphane Brosse

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