[scald=105747:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande a répondu lundi au succès de la campagne de Jean-Luc Mélenchon en estimant qu'une élection présidentielle ne pouvait se résumer à un moment de colère.

Au lendemain du meeting du candidat du Front de gauche de la Bastille, à Paris, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a appelé à un "vote efficace" au premier tour, le 22 avril.

"On ne peut faire d'une élection présidentielle simplement un moment de colère", a-t-il déclaré sur France Info.

"La colère, elle est respectable, elle est digne, elle est même légitime quand il y a tant de difficultés pour nos concitoyens. Mais la colère, elle doit être traduite dans une volonté de changement. C'est celle que je porte", a ajouté le candidat dont le slogan de campagne est "Le changement, c'est maintenant".

Les sondages annoncent tous une large victoire de François Hollande au second tour. Certains instituts le situent au premier tour derrière Nicolas Sarkozy avec 27% des intentions de vote pour le premier tour, d'autres le situent devant avec environ 30%.

Jean-Luc Mélenchon franchit désormais la barre des 10% dans toutes ces enquêtes.

Le candidat socialiste appelle à un vote "efficace" autour de son nom, mu par l'envie de créer une dynamique vers la victoire.

"Je n'appelle pas au vote utile. Nous sommes à cinq semaines de l'élection, je dirai à chaque fois que le vote doit être efficace", a-t-il dit.

"Le premier tour, ce n'est pas simplement un vote où on donne sa colère, son exaspération, une préférence sympathique, c'est la condition qui va donner la dynamique pour le second tour. Donc chacun doit prendre conscience aussi de sa propre responsabilité dans un scrutin", a-t-il ajouté.

François Hollande a répondu à Jean-Luc Mélenchon qui a laissé entendre qu'il faisait de la politique à l'ancienne, "à la papa", en expliquant qu'il devait être responsable.

"Je veux gagner l'élection présidentielle. Je ne suis pas dans un jeu de rôle, je ne suis pas dans une catégorie d'âge", a-t-il dit. "Je me mets dans la situation de pouvoir diriger la France demain, pas de faire un charivari."

Le député de Corrèze ne veut pas se "laisser aller entraîner sur une route qui n'est pas la (s)ienne".

"Je dois être dans la responsabilité qui m'a été confiée de faire gagner la gauche et de faire avancer la France", a-t-il dit.

Elizabeth Pineau, édité par Thierry Lévêque

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