la corse veut graver sa spécificité dans la constitution
la corse veut graver sa spécificité dans la constitution © reuters

C'est la première visite du président sur l'île depuis sont élection. Au programme, un rappel historique (sur la Libération) mais aussi un signe de soutien de l'État face à la violence que connait l'île régulièrement depuis plusieurs mois.

Avec cette visite, François Hollande comptait bien réparer un oubli historique : la Libération de l'île en 1943. La Corse a en effet été le premier territoire métropolitain à être libéré, grâce à la Résistance mais aussi aux Forces françaises libres venues d'Afrique du Nord.

Parmi eux, des combattants marocains souvent oubliés des cérémonies officielles. Le président français compte bien réparer l'erreur en décorant officiellement sept anciens combattants, aux côtés du frère de Mohammed VI, roi du Maroc. Sept vétérans français ont aussi été décorés.

Hommage au préfet Erignac

Dès son arrivée à la préfecture d'Ajaccio, le chef de l'Etat a rendu un autre hommage, au préfet de Corse Claude Erignac, tué en février 1998. Il a déposé une gerbe devant la plaque commémorative de la ville.

Le reportage de Cyril Graziani.

Depuis cette assassinat, la violence n'a pas disparu de Corse, loin de là. Le rythme des homicides n'a pas diminué, on en a déjà recensé 17 depuis le début de l'année. L'année dernière, les ministres de l'Intérieur et de la Justice avaient pourtant lancé des mesures contre le crime organisé.

François Hollande assure que le gouvernement reste "mobilisé" sur le sujet. Sa visite est aussi une manière de montrer qu'il ne l'oublie pas, face à une population désabusée devant tant d'annonces sans effet.

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