[scald=72995:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le projet de traité intergouvernemental arrêté vendredi par 26 des 27 membres de l'Union européenne n'apporte pas "la bonne réponse" à la crise des dettes souveraines, a estimé lundi François Hollande, qui s'est engagé, s'il est élu en 2012, à le renégocier.

Les pays de la zone euro ont entamé vendredi une vaste refondation destinée, après signature d'un nouveau traité auquel seule la Grande-Bretagne a décidé de ne pas s'associer, à les porter rapidement vers une plus grande intégration économique et budgétaire.

"Pour redonner la confiance et pour soutenir la croissance, ce n'est pas la bonne réponse", a déclaré sur RTL le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012.

"Ce n'est pas la bonne réponse non plus pour l'avenir de l'Europe qui mérite mieux qu'un simple accord sur ce qu'on appelle l'union budgétaire. (...) Si je suis élu président de la République, je négocierai ou renégocierai cet accord pour y mettre ce qu'il y manque aujourd'hui: de l'efficacité sur les marchés", a-t-il ajouté.

François Hollande a souligné qu'un accord européen devait permettre une intervention de la Banque centrale européenne (BCE), des euro-obligations pour mutualiser la dette des Etats et un fonds de secours financier "à même" de répondre, selon lui, à la "pression des marchés."

"Il faut enfin qu'il y ait de la croissance", a fait valoir le député de Corrèze. "Sans croissance, nous n'atteindrons aucun de nos objectifs de réduction des déficits."

Matthias Blamont

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