[scald=218479:sdl_editor_representation]STRASBOURG (Reuters) - Free, qui souhaitait poursuivre pour dénigrement un universitaire de Nancy pour une étude concernant son arrivée sur le marché de la téléphonie mobile, a subi vendredi un revers devant le tribunal de grande instance de Paris.

Le juge qui avait autorisé l'entreprise à faire saisir des fichiers informatiques au domicile et dans les bureaux de Bruno Deffains, professeur d'économie à l'université de Paris II Panthéon-Assas, a rétracté son ordonnance, a-t-on appris auprès de l'avocat de l'universitaire.

"C'est une victoire totale. La saisie est nulle et non avenue", a déclaré à Reuters Me Thibault de Montbrial.

Free reprochait à Bruno Deffains d'avoir prédit, dans une étude et un article publié en juin 2012 par Les Echos, que le modèle "low cost" de Free - qu'il ne citait pas nommément - allait entraîner une perte nette de 51.500 emplois sur 345.000 dans le secteur des télécoms.

"L'étude d'impact en cause ne comporte aucune critique des services proposés par la société Free Mobile", estime le juge dans sa nouvelle ordonnance, selon des éléments transmis par Me de Montbrial.

"Aucun élément ne conforte l'allégation d'un lien entre M. Bruno Deffains et des concurrents de la société Free mobile", ajoute-t-il.

Le fournisseur d'accès internet, qui est devenu en janvier 2012 le quatrième opérateur de téléphonie mobile en France, soupçonnait l'universitaire d'accointances avec certains de ses concurrents et notamment Bouygues Télécom.

Il avait demandé, comme la loi le permet, une saisie conservatoire d'éventuels éléments de preuve, laquelle avait été effectuée en décembre par un huissier et un informaticien assistés de la police.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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