Gaz de schiste et nucléaire font débat chez les Républicains
Gaz de schiste et nucléaire font débat chez les Républicains © MaxPPP/Vincent Isore/IP3

Matinée de travail ce mardi chez Les Républicains au sujet de l’environnement, de la mer et de l’énergie. Des thèmes sur lesquels s'est longuement expliqué le patron du parti dans les colonnes du Journal du Dimanche le week-end dernier.

Pour Nicolas Sarkozy, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim est "une erreur historique".

Il souhaite aussi revenir sur l'objectif de François Hollande de réduire d'ici 2025 de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité. Enfin concernant l'exploitation du gaz de schiste, l'ancien président ne ferme pas la porte.

Les Républicains, "parti du gaz de schiste...parti des OGM".

Des prises de positions qui ne font pas l'unanimité chez les candidats à la primaire. Les Républicains, "parti du gaz de schiste...parti des OGM". Ces mots prononcés en février par Luc Châtel, le très sarkozyste président du Conseil National ont fait grincer des dents.

Le Maire et Juppé, la recherche "pourquoi pas" ?

Le gaz de schiste est un marqueur politique fort entre droite et gauche. Tous les candidats n'y sont pas favorables. La recherche "pourquoi pas" mais "non" à l'exploitation pour Bruno Le Maire et Alain Juppé. Nathalie Kosciusko-Morizet, est farouchement contre.

C'est elle d'ailleurs qui a poussé Nicolas Sarkozy à interdire l'extraction lorsqu'elle était sa ministre de l'Ecologie. Elle encore qui a défendu la Charte de l'Environnement qui intègre le principe de précaution.

Sarkozy et Fillon, remplacer principe de précaution par principe de responsabilité

Depuis, Nicolas Sarkozy a changé d'avis sur le gaz de schiste et sur le principe de précaution. Tout comme François Fillon, il veut le remplacer par un principe de "responsabilité". Il s’agit peut-être d’une stratégie pour ne pas froisser un électorat généralement favorable au nucléaire et au gaz de schiste. D'ailleurs, il existe peu de propositions sur l'environnement dans les programmes des candidats mise à part dans celui de Nathalie Kosciusko-Morizet, en tout point opposée à la déléguée à l'environnement du parti, la navigatrice Maud Fontenoy.

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