2021: un homme tente de gifler le président Macron. En 2011, un habitant du Lot-et-Garonne agrippe violemment Nicolas Sarkozy. En 2002, Jacques Chirac échappe à une tentative d'assassinat.

Le 1er février 2012, le candidat François Hollande s'exprime à la Porte de Versailles lors de la présentation du rapport annuel sur le mal-logement de la Fondation Abbé Pierre.
Le 1er février 2012, le candidat François Hollande s'exprime à la Porte de Versailles lors de la présentation du rapport annuel sur le mal-logement de la Fondation Abbé Pierre. © AFP / Fred Dufour

Emmanuel Macron n'est pas le premier président agressé en plein déplacement. Il avait déjà reçu un œuf au Salon de l'agriculture, alors qu'il était candidat. Par le passé, François Hollande, Nicolas Sarkozy, et dans des circonstances bien plus violentes, Jacques Chirac et le Général de Gaulle.

2017 : un shampoing aux œufs pour le candidat Macron 

Le Salon de l’agriculture est le déplacement incontournable pour les politiques. En 2017, Emmanuel Macron est dans les allées du Parc des expositions, en pleine campagne, quand il est la cible d’un jet d’œuf, en plein visage. Un incident que M. Macron relativise, "cela fait partie du folklore" dit-il. Alors ministre de l'Économie, en 2016, Emmanuel Macron avait déjà reçu un œuf envoyé par des manifestants anti-loi travail, lors d'une visite dans un bureau de poste.

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2012 : le candidat Hollande enfariné 

Il sera resté calme, de bout en bout. En février 2012, François Hollande est en train de signer la charte de la Fondation Abbé Pierre, à la tribune, porte de Versailles à Paris. Une femme vient l’asperger à la figure avec un sac de farine, avant d’être plaqué au sol.

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2011 : Sarkozy agrippé violemment à Brax 

Le président Nicolas Sarkozy serre des mains à des habitants de Brax, une commune du Lot-et-Garonne. Ils sont rassemblés derrière une barrière de sécurité quand le président est agrippé au niveau des épaules puis attiré contre la barrière et perd équilibre. L’homme a 32 ans, il est employé municipal dans la ville d’Agen. Le tribunal l'avait condamné à six mois de prison avec sursis. Il ne souhaitait pas attraper de cette manière le chef de l’Etat, dit-il aux juges, seulement l’interpeller, pour lui parler du conflit en Libye.

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2008 : l’insulte de Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture

L’ancien maire de Neuilly-sur-Seine est au pouvoir depuis moins d’un an. Dans les allées du Salon de l’Agriculture, un homme refuse de lui serrer la main. "Touche-moi pas, tu me salis" dit-il. Nicolas Sarkozy répond du tac au tac : "Casse-toi alors, pauvre con." En 2016, à Laval, un jeune homme de 21 ans avait lancé au ministre Emmanuel Macron la même insulte. Il sera condamné à 250 euros avec sursis.

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14 juillet 2002 : le jour où Jacques Chirac a failli être assassiné

"Je voulais faire quelque chose d'historique" racontera Maxime Brunerie, 25 ans. Ce militant d’extrême droite tente de tuer le président Jacques Chirac avec un fusil 22 long rifle lors du défilé présidentiel sur les Champs-Elysées. Il l’avait dissimulé dans un étui à guitare lors du défilé. Le jeune homme se situe à une vingtaine de mètres de la voiture du président, derrière une barrière. Le tir est dévié par un spectateur. Le président Jacques Chirac n’a rien remarqué. "J'ai tout au plus entendu le bruit d'un pétard, mais sans y prêter attention" dit-il dans ses Mémoires. Condamné à 10 ans de réclusion criminelle, Maxime Brunerie sort de prison sept ans plus tard.

Des policiers emmènent le 14 juillet 2002 Maxime Brunerie, un jeune homme de 25 ans qui a tiré sans le toucher sur le président de la République Jacques Chirac.
Des policiers emmènent le 14 juillet 2002 Maxime Brunerie, un jeune homme de 25 ans qui a tiré sans le toucher sur le président de la République Jacques Chirac. © AFP / *

1962 : l'attentat du Petit Clamart

C’était il y a 58 ans. Le 22 août 1962. La Citroën DS, la voiture du Général de Gaulle est prise dans une fusillade, en début de soirée. Le général de Gaulle, alors président de la République, et son épouse s’en sortent indemne, miraculeusement. La voiture est touchée à plusieurs endroits. Le soir même, une chasse à l’homme est lancée pour retrouver les auteurs de la fusillade. Au bout de 15 jours, les suspects sont retrouvés avec leurs armes ? Jean Bastien-Thiry, un lieutenant-colonel de l’armée française de 34 ans, partisan de l’Algérie française, était le leader du commando. Il sera le dernier condamné à mort fusillé en France.

Des Premiers ministres et d'autres candidats à la présidentielle visés

D’autres politiques ont eu ces dernières années des déplacements agités. Comme Manuel Valls, en janvier 2017. L’ancien premier ministre est alors candidats à la primaire de la gauche. Il est visite dans les Côtes d’Armor, à Lamballe. Il sort pour saluer la foule après une réunion en mairie, puis un jeune homme le gifle. Il sera condamné trois mois de prison avec sursis.

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Trois mois plus tard, c’est un autre candidat, François Fillon qui est pris pour cible. Alors qu’il s’apprêtait à monter sur scène à Strasbourg pour un meeting, un jeune homme déverse un paquet de farine sur l’ancien premier ministre. "J’espère au moins que la farine était française!" avait ironisé François Fillon en début de discours.

Toujours en 2017, l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet avait marqué l’entre-deux-tours. La candidate Les Républicains dans la 2e circonscription de Paris est en train de distribuer des tracts sur un marché. Un homme lui prend alors des mains les tracts qu'elle distribue pour les lui lancer au visage en l’insultant de "bobo de merde". L’agressera écopera de 4 mois de prison avec sursis. En 2002, à Rennes, le candidat à la présidentielle et Premier ministre Lionel Jospin est aspergé de ketchup par deux jeunes avant un discours. 

Lionel Jospin aspergé de ketchup à Rennes avant un meeting le 17 avril 2002.
Lionel Jospin aspergé de ketchup à Rennes avant un meeting le 17 avril 2002. © AFP / Valery Hache