La manifestation du 17 novembre est née des réseaux sociaux, sans intervention des syndicats ni des partis politiques (en tout cas, pas au début et pas officiellement). D'où un certain embarras des leaders de gauche comme de droite : faut-il soutenir et si oui, faut-il rejoindre les cortèges ?

Les manifestations des "gilets jaunes" auront lieu ce samedi 17 novembre
Les manifestations des "gilets jaunes" auront lieu ce samedi 17 novembre © Maxppp / Richard Brunel

Aucun leader ne peut rater cette occasion. Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Jean-Luc Mélenchon ont bien compris qu’ils devaient être aux côtés des Gilets jaunes pour continuer d’incarner l’opposition. "Depuis le tout début, nous soutenons cette journée du 17 novembre, je vois d'ailleurs que nous avons fait des émules" assure la présidente du Rassemblement national. "Je serai aux côtés des manifestants, je n'ai pas l'habitude de me dérober" lui répond Laurent Wauquiez, le président de LR. 

Le 17 novembre est une auto-organisation populaire dont je souhaite le succès, affirme Jean-Luc Mélenchon

Le leader des Insoumis sera dans les rues de Marseille, Laurent Wauquiez dans celles du Puy-en-Velay. De retour d'un déplacement en Bulgarie, Marine Le Pen, elle, restera à l’écart pour ne pas être accusée de récupération. Son ancien allié, Nicolas Dupont-Aignan, défilera chez lui à Yerres dans l'Essonne. Tout deux ont demandé à leurs militants de ne pas bloquer les routes, de rester dans le cadre de la légalité. RN, LR et DLF ont diffusé quasiment le même tract : "Stop au racket des automobilistes".

Côté socialiste, Stéphane Le Foll et Ségolène Royal, entre autres, refusent de manifester. "En tant que femme d'Etat, je ne peux appeler au blocage du pays" se justifie l'ancienne ministre de l'Ecologie. Le premier secrétaire est lui bien plus embarrassé, Olivier Faure explique que "l'ensemble de nos élus iront au contact de celles et ceux qui manifestent pour leur manifester leur soutien, quand leurs revendications sont des revendications qui correspondent à ce que nous pouvons porter avec eux". Traduisez : chacun est libre, on fera au cas par cas.

L'ancien socialiste et président de Génération.s, Benoit Hamon, lui, restera chez lui ce 17 novembre, tout comme la députée Insoumise Clémentine Autain, le leader du NPA, Philippe Poutou, ou le patron des communistes, Pierre Laurent. Tous craignent de s’afficher avec des amis de Marine Le Pen. Pas de gilet jaune, non plus, chez Europe Ecologie Les Verts, car, ils soutiennent cette taxe carbone, dont le principe a été adopté lors du précédent quinquennat. 

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