La perspective d'un nouveau samedi noir sur Paris inquiète au plus haut niveau : l'Élysée parle de "remontées du terrain "extrêmement inquiétantes" avec "un noyau dur de plusieurs milliers de personnes" qui viendraient à Paris "pour casser et pour tuer".

L'Élysée s'attend à un mouvement "d'une grande violence" samedi à Paris
L'Élysée s'attend à un mouvement "d'une grande violence" samedi à Paris © AFP / Bertrand GUAY

Fini le temps où l'exécutif faisait la différence entre "gentils" et "méchants" gilets jaunes. Entre "peste brune" et manifestants "raisonnables". À Paris, samedi, l'Élysée redoute l'arrivée de "factieux", de "putschistes" avec qui, moratoire ou pas, aucun dialogue n'est possible.

Et l'angoisse, au sommet de l'État, ce serait que tout cela finisse avec un mort pour une histoire de taxe. D'où l'attente formulée par le Président en conseil des ministres :  que tous les corps intermédiaires relayent son appel au calme, partis politiques, syndicats, médias. Comme en 2005 après les émeutes en banlieues, quand le gouvernement Villepin avait demandé aux familles de Zied et Bouna de relayer une parole d'apaisement.

Car les informations qui remontent de Beauvau ne sont pas rassurantes. Paris pourrait voir converger des ultras, armés, venus pour "casser" et "tuer", insiste l'Élysée qui cherche à dissuader tout rassemblement de gilets jaunes à Paris samedi.

Les sondages aussi restent préoccupants : 37% de Français interrogées qui disent "comprendre" les violences, selon l'institut Élabe. D'où cet appel au calme, transpartisan et républicain. 

Manière aussi de responsabiliser des oppositions et des opposants qui flirtent avec les gilets jaunes.

Emmanuel Macron espère une clarification de la part de ses adversaires, Laurent Wauquiez en tête, accusé de jouer double jeu en surfant sur le mouvement des gilets jaunes.

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