L'essayiste Raphaël Glucksmann, l'économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian et d'autres personnalités de la société civile lancent mercredi un nouveau parti, baptisé Place publique, qui veut "répondre à des urgences", démocratiques, écologiques et sociales

Thomas Porcher, Jo Spiegel, Claire Nouvian, Raphael Glucksmann et Diana Filippova lancent mercredi un nouveau mouvement, baptisé "Place publique"
Thomas Porcher, Jo Spiegel, Claire Nouvian, Raphael Glucksmann et Diana Filippova lancent mercredi un nouveau mouvement, baptisé "Place publique" © AFP / Joël Saget

Pour l'instant, ils ne sont qu'une poignée d'intellectuels. Essentiellement des chercheurs, des essayistes ou des économistes. Mais dans la tribune qu'ils publient ce mercredi matin dans le journal Libération, ils s'adressent à tous les déçus de la Gauche : les communistes, les écologistes et bien sûr les socialistes. Tous ceux qui ne veulent plus entendre parler des partis traditionnels et de leurs solutions toutes faites. Place publique promet d'aller chercher sur le terrain, et d'imposer des solutions qui existent déjà, extrêmement concrètes. 

L'objectif ? Agir avant qu'il ne soit trop tard

Le constat des 22 co-signataires de la tribune est alarmiste. Tout s'effondre... politiquement. Rien ne va... économiquement. Et il ne nous reste que 12 ans avant l'irréversible catastrophe climatique. Ce nouveau mouvement politique espère donc faire revenir le citoyen dans l'espace public pour le faire débattre et lui faire reprendre son destin en main.

Place publique ne cache pas ses ambitions politiques

C'est un parti qui vient de naître. Présentera-t-il ses propres candidats aux prochaines élections européennes ? Tout dépendra, en seulement sept mois, s'ils se sentent prêts ou pas. Mais Place publique a bien l'intention d'exister politiquement et donc de peser électoralement. D'ailleurs, entre la radicalité de Jean-Luc Mélenchon et la politique du président Macron, l'espace à Gauche n'a cessé - en quelques mois - de s'élargir. L'ancien candidat à l'élection présidentielle, Benoît Hamon, n'a pas su l'occuper avec son récent mouvement Génération.s. Donc incontestablement, il y a une place à prendre... 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.